KERANOVA, une révolution pour la chirurgie ophtalmique

KERANOVA, une révolution pour la chirurgie ophtalmique

L'opération de la cataracte est l'acte chirurgical le plus couramment pratiqué dans le monde. © Michel Pérès
KERANOVA met au point une nouvelle méthode de chirurgie ophtalmique pour les opérations de la cataracte. © KERANOVA
La start-up est basée dans le bassin stéphanois. © Michel Pérès
Fabrice Romano est dirigeant et cofondateur de cette start-up tournée vers le domaine médical. © Michel Pérès
La start-up KERANOVA a été lancée il y a un peu plus de deux ans. © Michel Pérès
La chirurgie ophtalmique requiert bien évidemment une extrême précision à tous les niveaux. © Michel Pérès
La robotisation de différentes étapes de l'opération doit permettre à chaque praticien d'effectuer l'acte chirurgical parfait. © Michel Pérès
En juin dernier, KERANOVA a remporté deux Trophées des start-ups : celui de sa catégorie et le coup de cœur du public. © Michel Pérès

Les recherches de KERANOVA poursuivent un objectif de santé publique : révolutionner la chirurgie de la cataracte grâce à un système robotisé garant d’une précision absolue de l’acte chirurgical.

Le 11 juin 2018 à l’Hôtel de Région de Lyon, KERANOVA a remporté deux Trophées des start-ups : celui de sa catégorie, MedTech, et le coup de cœur du public toutes catégories confondues, en clôture de soirée. Le dirigeant et cofondateur Fabrice Romano a donc doublement convaincu le public et jury, en présentant une avancée technologique révolutionnaire signée KERANOVA, dans le domaine de la chirurgie ophtalmique.

KERANOVA est une start-up stéphanoise née il y a 2 ans, évoluant dans le domaine de la vue, plus précisément autour de l’opération de la cataracte. Comme le rappelle Fabrice Romano, « c’est l’acte chirurgical le plus couramment pratiqué, qui concerne plus de 25 millions de patients par an dans le monde ; et cette chirurgie reste encore aujourd’hui une chirurgie manuelle, qui n’a quasiment pas évolué depuis plus de 30 ans ».

>> En quoi l’innovation technologique de KERANOVA est-elle réellement révolutionnaire ?
Fabrice Romano : Le problème des lasers d’aujourd’hui, c’est qu’ils sont trop lents : ils ne peuvent pas traiter la cataracte. Il manquait une « brique technologique » : et nous l’avons trouvée, à Saint-Étienne. Notre laser est 20 fois plus rapide, et il permet d’envisager une chirurgie automatisée. Nous sommes en train de construire le 1er robot chirurgical ophtalmique, qui va donner à tous les patients l’égalité des chances et qui va permettre à tous les chirurgiens de réaliser une chirurgie parfaite.
Nous avons créé un prototype qui a parfaitement fonctionné : nous envisageons de le mettre sur le marché d’ici 2 ans. Pour cela, nous sommes en train d’organiser notre 2e levée de fonds pour terminer notre parcours réglementaire avec les études cliniques internationales.

>> Selon vous, qu’est-ce qui explique un tel plébiscite de KERANOVA à la soirée des Trophées des start-ups ?
La santé est un domaine qui touche tout le monde, un domaine sérieux et important. L’activité de KERANVOA est bien plus qu’un travail : c’est une mission, à laquelle le public et le jury des Trophées des start-ups ont été sensibles. Je pense aussi que cela fait un peu rêver les gens d’imaginer que, grâce à des technologies aussi avancées, une machine puisse faire mieux qu’un être humain pour exécuter un acte médical qui requiert une extrême précision. Nous sommes une équipe de 22 personnes, qui nous consacrons à un projet très pointu, dans un champ très technique, mais nous nous efforçons de le vulgariser au maximum, d’expliquer, de faire en sorte que tout le monde comprenne ce que nous faisons. C’est essentiel, pour convaincre…

>> Pour KERANOVA, cette double récompense est un encouragement supplémentaire ?
Bien sûr ! C’est une récompense, pour tous les collaborateurs. Et avoir grâce à ces Trophées une visibilité supplémentaire, c’est toujours appréciable. Pour nous c’est tout bénéfice. J’ajouterai aussi que je suis vraiment fier de dire qu’à Saint-Étienne, et donc en France, on a des laboratoires académiques d’excellence. On a un niveau de recherche qui est époustouflant, un gisement de savoirs qui ne demande qu’à être exploité !

© Michel Pérès

Aller plus loin

www.keranova.fr

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