Un plan pour renforcer la filière Fin Gras du Mézenc

Un plan pour renforcer la filière Fin Gras du Mézenc

© Laurence Barruel / Région Auvergne-Rhône-Alpes

Le Fin Gras du Mézenc est une race à viande emblématique qui a décroché, en 2006, une Appellation d’origine contrôlée (AOC). Afin de faire face à de nouveaux enjeux, la filière bénéficie d’un plan de soutien régional de 47 000 €.

Les amateurs de viande rouge connaissent déjà le Fin Gras du Mézenc : produite sur le plateau du Mézenc, entre Ardèche et Haute-Loire, la viande Fin Gras se caractérise par une saveur unique, persillée, découlant d’une méthode d’engraissement des animaux, au foin et à l’herbe, pratiquée sur une zone géographique déterminée et avec quelques spécificités locales déterminantes. En 2006, au bout d’une démarche de promotion à la fois intense et conviviale, le Fin Gras du Mézenc a obtenu une Appellation d’origine contrôlée (AOC), ce qui constituait une première pour une race à viande.

Afin d’aider l’association Fin Gras du Mézenc à faire face à de nouveaux enjeux et à des difficultés, la Région vient de mettre en place un plan de soutien à la filière de 47 000 €, qui a été signé vendredi 7 juillet par son président Laurent Wauquiez et Bernard Bonnefoy, président de l’association Fin Gras du Mézenc, à la suite d’une visite d’exploitation sur la haute commune de Chaudeyrolles. Laurent Wauquiez a notamment précisé au cours de cette signature : « Le Fin Gras du Mézenc est un produit identitaire pour notre territoire. C’est l’occasion de mettre enfin dans nos assiettes les produits de notre région. »

Renforcer, promouvoir et développer

Le plan régional avait été voté en février dernier par la Commission permanente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Il prévoit 4 axes stratégiques d’actions à mener en faveur du Fin Gras :

  • Renforcer la commercialisation auprès des bouchers (14 000 €)
  • Promouvoir l’AOC Fin Gras du Mézenc (24 000 €)
  • Communiquer au travers d’une stratégie touristique (5 000 €)
  • Développer la production auprès des éleveurs (4 000 €)

Aujourd’hui l’association Fin Gras du Mézenc compte 105 exploitations assurant une production de près de 1 000 animaux en 2017 (plus de 800 en 2016). L’objectif, en répondant aux nouveaux défis exprimés dans le plan d’aide, est de parvenir à commercialiser 1 200 animaux par an d’ici 2021.

Outre les aides spécifiquement prévues dans le cadre de ce plan, la Région pourra également accompagner la filière au titre de sa politique touristique, qui comporte un important volet consacré à la gastronomie et à l’œnotourisme.

© Laurence Barruel / Région Auvergne-Rhône-Alpes

Le bonheur est dans la « cistre »

Comme toutes les Appellations d’origine contrôlée, le Fin Gras du Mézenc a un cahier des charges particulièrement précis, sur tous les plans : de la zone géographique aux méthodes d’élevage. L’une des caractéristiques remarquables du Fin Gras du Mézenc réside justement dans l’alimentation des bêtes engraissées.

Le secret du foin du Mézenc tient en un nom : la « cistre ». Les prés fauchés de la zone comportent en effet du Fenouil des Alpes (Meum Athamanticum Jacq), particulièrement abondant dans le secteur et très estimé pour le parfum qu’il donne au foin. Cette cistre, certains habitants du Mézenc l’appellent tout simplement « l’herbe à viande » : il paraît même que certains en font une eau-de-vie savoureuse (quoique un peu forte, quand même) ! Mais chut, ça aussi, c’est un petit secret…