Les dentelles de Fontanille au top de l’innovation

Les dentelles de Fontanille au top de l’innovation

Christine Cote travaille sur un poste d'ourdissage. Elle est aussi sociétaire de la SCOP Fontanille et participe aux décisions de l'entreprise. © Michel Pérès
La dentelle demande un savoir-faire très particulier qui n'est plus enseigné en France. © Michel Pérès
Didier Garnier surveille un métier crochet, machine à mailler qui n'est plus fabriquée en France. © Michel Pérès
Les derniers investissements de Fontanille réalisés grâce à une subvention régionale. © Michel Pérès
Jean-Claude Allirand prépare la machine avant de lancer la production de rubans tissés. © Michel Pérès
Les bandes de dentelle défilent en fonction des commandes, de 500 à 50 000 mètres selon le client. © Michel Pérès
Christian Garnier vérifie l'enduction de silicone destinée aux bas de contention médicaux. © Michel Pérès
Les anciens métiers Jacquard tournent à plein régime pour fabriquer des textiles innovants destinés à l'aéronautique. © Michel Pérès
Fontanille possèdent encore des machines historiques dont la mécanique parfaite s'adapte aux exigences de l'industrie. © Michel Pérès
Hélène Mauchelin et Anais Chardon au pliage et contrôle qualité. Dernière étape avant la mise en carton. © Michel Pérès
La designer vient parfois s'inspirer dans la salle des archives Fontanille qui réunit un fonds extraordinaire de 20 000 modèles. © Michel Pérès

L’entreprise du Puy-en-Velay a su rebondir après des années difficiles grâce à une réorganisation profonde de son mode de production, et grâce à l’innovation de ses produits conçus en partenariat avec ses clients.

C’est une fierté retrouvée pour les 42 salariés de Fontanille aux savoir-faire acquis au fil de ses 150 ans d’expérience autour de la rubanerie. « Humble et déterminée » affirme Rolland Arnaud le PDG de cette entreprise du patrimoine vivant.
Les comptes sont à l’équilibre et les investissements se poursuivent (grâce à un soutien régional de 66 000 euros).
Pourtant rien n’était joué lorsque l’entreprise, déclarée en liquidation judiciaire en 2012, est reprise par ses salariés qui prennent un énorme risque en investissant 60 % de leurs primes de licenciement (800 000 euros) pour créer leur SCOP (une entreprise au statut coopératif). Le tour de table est rude pour convaincre les banques.

Soutenu par le Crédit coopératif et la Région, Rolland Arnaud, l’ancien commercial a su convaincre une vingtaine de clients et trouver de nouveaux débouchés : de la dentelle et des rubans élastiques pour la lingerie dont le dim-up (mis au point chez eux) ou encore pour les dernières marques françaises que sont Eres, Lejaby et Simone Pérèle, des tissus médicaux pour les bas de contention, des tissus techniques pour l’industrie, composant de pneu Michelin, gaine pour l’aéronautique.

L’entreprise accueille aussi un artiste en résidence : Jérémy Gobet visible au Musée Bargoin de Clermont-Ferrand jusqu’au mois de janvier. Et expérimente une dentelle conçue avec Isabelle Domart-Coulon, chercheuse en biologie marine et n°2 du CNRS pour sauver la barrière de corail. La toile de dentelle a été mise au point par Hélène Pic, la designer textile et Alain Cote dans les ateliers de Fontanille. Les expériences menées en aquarium par le CNRS se sont révélées très concluantes. Les financements restent à trouver pour déployer l’expérience en pleine mer…

Festival International des Textiles Extra ordinaires
Du mardi 18 au dimanche 23 septembre 2018
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© FITE

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