En Ardèche : Jérôme Badol et Chloé Aurigo

© Alexa Brunet

Jérôme Badol,

directeur de l’école de production Les Jardiniers de Macheville, à Lamastre :

« Nous proposons une formation de CAP agricole jardinier-paysagiste depuis septembre 2020. Nous privilégions la qualité, avec l’accueil de petits groupes : aujourd’hui nous avons 17 jeunes : 9 en 2e année et 8 en 1re année. La devise des écoles de production est « Faire pour apprendre », nous répondons donc à de vraies demandes clients. Les deux tiers du temps d’apprentissage, plus de 24 heures par semaine, sont consacrés à la pratique : les jeunes sont encadrés par deux chefs paysagistes professionnels et expérimentés. Dès la 1re année, nous avons eu 35 clients, et depuis la rentrée de septembre, nous avons déjà réalisé plus d’une vingtaine de devis.

Nous cherchons l’exigence, comme si une véritable entreprise. À la fin d’un chantier, le travail est rendu comme si c’était un professionnel qui l’avait réalisé. Jusqu’ici, nous n’avons eu que des retours positifs : nous sommes très contents. Nous sommes pratiquement à 100 % d’employabilité pour les jeunes à l’issue de leur parcours. Tous nos jeunes en 2e année ont déjà des promesses d’embauche sur le territoire Drôme-Ardèche. Nous répondons aux besoins en recrutement : dix entreprises attendent déjà que nos jeunes sortent de leur parcours de formation pour pouvoir les embaucher ! »

Chloé Aurigo,

en formation en 2e année de CAP jardinier-paysagiste à Lamastre :

« J’ai fait auparavant un bac professionnel en cuisine et j’ai voulu changer d’orientation. J’ai entendu que cette formation ouvrait en écoutant la radio. J’ai appelé pour prendre rendez-vous, j’ai été reçue et convaincue par le directeur, donc je me suis inscrite. Nous avons beaucoup moins de cours généraux, et beaucoup de pratique. C’est ce qui m’a vraiment plu, que ce soit différent du système scolaire traditionnel. En plus nous sommes en petits groupes, et c’est beaucoup mieux pour apprendre.

Ma 1re année s’est très bien passée : nous avons fait pas mal de chantiers, assez variés. On a beaucoup appris en quelques mois. Ce sont deux professionnels, qui ont leur entreprise, qui viennent chacun deux jours par semaine et nous montrent comment faire, directement sur les chantiers. On apprend en travaillant. Plus tard, je souhaite rester sur ce secteur et travailler comme paysagiste. Mais je vais aussi essayer de compléter ma formation avec un peu de maçonnerie, pour pouvoir faire de petits murets, par exemple. Avoir des compétences en plus, cela pourrait être bien. »

Retour en haut de page