Transpolis expérimente la mobilité du futur

Transpolis expérimente la mobilité du futur

Une "ville fantôme", sans habitants mais avec feux rouges, routes et abribus aménagée sur l’ancien site militaire des Fromentaux, s’étale sur près de 80 hectares à Saint-Maurice-de-Rémens, dans l’Ain.
Constructeurs de véhicules autonomes, entreprises de voiries, exploitants de bus, transporteurs de marchandises, chercheurs viennent expérimenter grandeur nature leurs innovations et prototypes.

Cette plateforme mutualisée constitue aujourd’hui la première ville-laboratoire en Europe destinée à l'expérimentation des technologies et des véhicules dans un contexte d’urbanisation croissante et du boom des technologies numériques qui bouleversent le secteur des transports.

On y trouve des technologies de pointe en matière de modélisation des trafics ou du comportement d’un véhicule, automne ou pas, des drones connectés, des passages piétons lumineux dont l‘intensité varie en fonction de la vulnérabilité du piéton, des luminaires urbains équipés de led dont l’intensité s’enclenche en présence de véhicules ou de piétons.

Renault Trucks y teste de nouveaux véhicules dotés d’équipements de sécurité renforcés : des alertes sonores viennent informer les piétons ou les cyclistes environnants, de leurs manœuvres pour éviter les angles morts à l’origine de décès accidentels, mais aussi des camions toupie avec des moteurs électriques pour réduire le bruit … « nous imaginons des scénarios à l’infini avec des paramètres très variables que nous modélisons. Grâce à Transpolis, nous effectuons un millier de tests virtuels, pour ne retenir qu’un nombre restreint de tests dans des conditions réelles, qui sont longs et coûteux à organiser." explique un ingénieur.
À Transpolis, ingénieurs et chercheurs peuvent, en effet, recréer des situations proches du réel, tout en étant dans un environnement contrôlé et sécurisé.

La force du projet réside enfin dans la mutualisation des moyens entre acteurs privés et publics. Groupes industriels, entreprises de taille intermédiaire, TPE/PME, recherche académique et institutions publiques ont ainsi inauguré officiellement mardi 2 juillet ce premier laboratoire grandeur nature dédié à la mobilité urbaine de demain.
Lancé en 2008 par le pôle de compétitivité CARA, le projet Transpolis, d’un coût de près de 18,4 M€, réunit une dizaine d’actionnaires, privés et publics, dont Renault Trucks, le Syndicat des équipementiers de la route, le groupe Colas, l’Institut français des sciences et technologies des transports, et la Région pour 5,9 M€.

TRANSPOLIS est une société par actions simplifiées au capital de 2 M€ détenu à 19 % par RENAULT TRUCKS, 20 % par la Caisse des dépôts et 27 % par l’IFSTARR (Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, EPIC créé en 2010) qui incube le projet depuis sa genèse.
Groupama, le Syndicat des Equipements de la Route et le groupe COLAS complètent cette répartition avec chacun moins de 8 %.

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