Des cars écologiques expérimentés entre Chambéry et Novalaise en Savoie

Des cars écologiques expérimentés entre Chambéry et Novalaise en Savoie

© Michel Pérès

En partenariat avec la Région, le transporteur Transdev évalue les performances de cars à motorisation électrique et gaz naturel. Objectif : réduire les consommations d’énergie et les pollutions.

C’est sur la ligne entre Chambéry et Novalaise, sur une route de petite montagne que le transporteur Transdev a choisi d’expérimenter en situation réelle les nouveaux véhicules mis sur le marché. L’enjeu est de taille : la Loi de transition écologique prévoit de réduire la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre dès 2020. Pour les plus gros transporteurs qui possèdent plus de 20 véhicules, 50 % de leur parc devront être mis aux nouvelles normes d’ici 2020 et 100 % de la flotte 5 ans plus tard.

L’expérimentation a permis de montrer les forces du véhicule électrique : souplesse et silence de fonctionnement pour les passagers et le chauffeur, absence d’émission de polluants dans l’air pendant les trajets, faible coût de l’énergie. Les cars roulant au gaz naturel ont pour avantage leur autonomie (500 km) et un bon bilan écologique notamment pour ceux qui ont recours au bio gaz naturel (issu de la méthanisation des déchets ménagers ou agricoles).

Restent beaucoup d’inconnues sur les possibilités d’avitaillement en gaz naturel ou en électricité car les réseaux ne sont pas encore constitués.
Paul Vidal, le conseiller régional délégué aux transports scolaires et interurbains déplore le peu d’offres en car à motorisation GNV, hydrogène ou électrique chez les constructeurs locaux. Il a annoncé que la Région pourrait, en tant que donneuse d’ordres, garantir des débouchés et permettre ainsi d’amortir les investissements qui seraient réalisés par des constructeurs locaux.

La Région accompagne déjà la création de 12 stations GNV permettant d’accompagner le déploiement de ces énergies nouvelles. Elle est en cours de réflexion, en partenariat avec l’ademe, les élus locaux, les professionnels de l’énergie et les transporteurs pour prévoir les meilleures implantations en fonction des spécificités de chaque territoire, urbain, rural, pentu, enclavé…

La question du surcoût de ces nouvelles motorisations fait aussi débat. L’innovation n’est pas seulement technologique, un nouveau modèle économique du transport est en réflexion. De nouvelles modalités de financements doivent être trouvées pour assurer la transition écologique, notamment en mutualisant des infrastructures ou encore en mobilisant des Fonds européens.

Aller plus loin

www.transdev.com

 

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