Sécurité, santé, agriculture et intelligence artificielle : ce que la Région met en place

Sécurité, santé, agriculture et intelligence artificielle : ce que la Région met en place

Jeudi 15 et vendredi 16 octobre se tenait l’Assemblée plénière au sein de l’Hôtel de Région de Lyon, en visioconférence.

Au cœur des discussions : le plan régional pour la sécurité, l’adaptation du secteur agricole au changement climatique, le plan régional pour les métiers de la santé ainsi que la mise en place d’une stratégie régionale en matière d’intelligence artificielle. Ce qu’il faut retenir de cette Assemblée plénière :

Un pacte régional pour la sécurité

Notre région n’est pas épargnée par la montée de l’insécurité qui se traduit par l’accroissement des violences faites aux personnes et des faits sur la voie publique ainsi que par l’augmentation des incivilités et de la délinquance. La Région considère la politique de sécurité comme le préalable à l’exercice des autres politiques publiques puisqu’elle garantit l’exercice des libertés individuelles.

Un pacte pour la sécurité a donc été mis en place. La Région proposera aux communes et aux intercommunalités intéressées un contrat régional de sécurité qui doit permettre un accompagnement renforcé de la Région, plus complet et adapté à leurs besoins. Ce pacte se décline en trois volets : un soutien renforcé en matière de vidéoprotection haute définition, un financement des Centres de supervision urbains (CSU) et une aide à l’équipement des polices municipales. Une première enveloppe de 3 millions d’euros permettra d’ici les prochains mois l’installation de 800 caméras supplémentaires dans les espaces publics, et la sécurisation des abords de 32 lycées supplémentaires, la création et / ou la modernisation de 4 à 5 CSU et enfin un soutien financier auprès des communes à hauteur de 50% pour les dépenses liées aux équipements des polices municipales.

Un plan d’adaptation des secteurs agricole, alimentaire et forêt-bois face au changement climatique

La crise sanitaire a souligné le caractère stratégique du secteur agricole et alimentaire, qui doit fournir aux citoyens des denrées alimentaires en suffisance, de qualité et à des prix abordables. Cette crise s’ajoute à une succession de crises depuis des années, notamment dues aux aléas climatiques : sécheresse, grêle, gel, nuisibles… qui ne cessent de nous rappeler que notre système alimentaire est menacé et doit devenir plus durable et résistant.

Ainsi en 2019, près de 15 000 exploitants d’élevages ont perdu entre 30 et 40% des récoltes annuelles à cause de la sécheresse, elle-même due au dérèglement climatique. Aujourd’hui, il est nécessaire pour la Région d’adapter son accompagnement et ses interventions dans le domaine agricole. Un plan de lutte et d’adaptation face au changement climatique a été mis en place. Il se décline en cinq axes :

  • pérenniser les filières agricoles et forestières face au changement climatique en injectant 10 millions d’euros par an ;
  • accompagner les évolutions et investissements nécessaires face au changement climatique à l’aide de 15 millions d’euros par an ;
  • développer les énergies renouvelables et l’usage de produits biosourcés avec un apport de 10 millions d’euros par an ;
  • contribuer à un bilan carbone plus favorable avec un financement à hauteur de 10 millions d’euros par an ;
  • former, conseiller et innover pour adapter l’agriculture et la forêt au nouveau contexte climatique avec une enveloppe de 5 millions d’euros par an.

Un plan régional pour l’emploi et l’attractivité des métiers du secteur santé-social

La situation sanitaire a rappelé la nécessité et l’importance des métiers du secteur santé-social. Pour relancer l’emploi dans ce secteur et anticiper les besoins de ces métiers, la Région a adopté le 15 octobre un plan de plus de 10 millions d’euros. Les 127 établissements de formation en santé-social implantés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes vont être le levier d’action de ce plan de relance. Il prévoit deux grands objectifs : relancer l’emploi dans le domaine de santé-social en augmentant le nombre de professionnels qualifiés en les accompagnant tout en réduisant les tensions et anticiper l’évolution de ces métiers au sein même des formations.

Ce plan régional a donc vocation à apporter des réponses aux enjeux du secteur santé-social qui fait face à de fortes tensions sur le marché de l’emploi. Il est le fruit d’une démarche partenariale engagée début 2019 avec l’Agence régionale de santé (ARS), la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS), la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) et Pôle Emploi.

Une stratégie régionale en matière d’intelligence artificielle

Au cœur du plan de relance régional se trouve le développement d’une économie plus numérique. La Région adopte sa feuille de route en matière d'intelligence artificielle. Ce soutien se basera sur quatre objectifs : favoriser la recherche, fédérer l’écosystème régional, former et diffuser une culture de l’IA et faciliter l’adhésion et l’intégration des technologies liées à l’intelligence artificielle dans les entreprises régionales et notamment dans les TPE/PME.

Le terme « intelligence artificielle » (IA) désigne un ensemble de technologies numériques construites sur la collecte et le traitement de données massives, le plus souvent ; ainsi que sur le développement de supports matériels, via l’électronique embarquée, et de capacités de calcul et de stockage des données. L’IA et ses applications se développent rapidement et vont entraîner des changements dans nos sociétés et nos organisations de travail. L’ensemble des champs de l’activité humaine sont potentiellement concernés : déplacements, apprentissage, raisonnement, socialisation, créativité…

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