Plus de moyens pour héberger des femmes victimes de violences conjugales

Plus de moyens pour héberger des femmes victimes de violences conjugales

La Région double le fonds d’investissement pour construire des logements d’urgence et poursuit ses actions pour sécuriser les déplacements en train, et prévenir la violence conjugale.

« En cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, nous ne pouvons pas détourner le regard sur une réalité tragique de notre société : 117 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint depuis le début de l’année. C’est odieux et Auvergne-Rhône-Alpes n’échappe pas à la règle avec 17 féminicides comptabilisés en 2019. C’est la raison pour laquelle à la Région, avec Samy Kefy-Jerome, Vice-Président délégué aux Politiques sociales, à la politique de la ville et à la famille, nous nous sommes engagés très clairement pour protéger au mieux les femmes des violences. C’est tout le sens de notre investissement pour créer de nouveaux lieux d’accueil d’urgence pour les femmes battues. Le chemin est long mais notre devoir est de poursuivre significativement nos efforts pour enrayer ce triste phénomène » a déclaré Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes lors de la signature d’un plan d’hébergement avec le président d’Action logement, Franck Régnier.

La Région va ainsi débloquer pour 2020 une enveloppe de 2 millions d’euros pour le fonds d’investissement pour l’hébergement d’urgence des femmes victimes de violences, poursuivant l’effort entrepris en 2019.
Le fonds d’investissement pour l’hébergement d’urgence pour les femmes battues et leurs enfants, initialement doté d’1 million d’euros, a été augmenté de 700 000 euros au regard du nombre de dossiers déposés. En tout, ce sont ainsi plus de 117 logements d’urgence qui ont été financés pour un budget global de 1,7 million d’euros.
Aujourd’hui, la Région veut aller plus loin en signant avec Action Logement un protocole d’engagements réciproques. Celui-ci prévoit que la Région s’engage en 2020 à hauteur de 2 millions d’euros avec pour objectif 200 logements supplémentaires.

Par ailleurs, la Région poursuit avec détermination ses actions pour renforcer la sécurité des femmes :

  • Elle soutient la pratique de sports de défense par les femmes. 650 lycéennes ont pu bénéficier des bonus sports de défense via le Pass’Région. Coût pour la Région : 19 000 euros. 31 clubs sportifs permettant la pratique du self-défense ont été accompagnés pour un montant global de 48 000 euros à l’instar des ateliers de boxe féminine animés par Anaëlle Angerville, championne de France de FFKMDA Muay Thai, membre de l’équipe de France de Kickboxing, en lien avec la ligue régionale.
  • Elle assure la sécurité dans les transports : un budget de 85 millions d’euros est mobilisé sur le mandat en faveur de l’amélioration de la sûreté des voyageurs dans les transports régionaux, en particulier celle des femmes. La Région a sollicité la SNCF pour lancer une application qui permette la mise en relation des femmes qui le souhaitent à bord des trains, avec un numéro d’urgence le 31 17. Le nombre des agents de police ferroviaire affectés à la sécurisation des TER a été doublé. La Région a également déployé des caméras de sécurité dans les gares et a créé un Centre régional de sécurité des transports à la Part-Dieu en octobre 2018.
  • La Région soutient un certain nombre d’associations et initiatives qui visent à sensibiliser prévenir et accompagner les femmes victimes de violences conjugales. C’est le sens du travail entrepris avec l’association Filactions, présidée par Maryvonne Bin-Heng, qui agit autour de 3 axes : des interventions de prévention destinées aux jeunes ; des actions de sensibilisation auprès d’adultes ; des sessions de formation auprès des professionnels.

 

Aller plus loin

  • Que faire en cas de violence ? En parler : N° gratuit et anonyme 3919
  • N° d'alerte dans les transports ferroviaires : par téléphone ou par SMS : N° 3117
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