Un apport d’expertise à l’échelle du G5 Sahel

Un apport d’expertise à l’échelle du G5 Sahel

© Cités Unies France
Les Assises sahéliennes de la coopération décentralisée se sont tenues à Poitiers les 10 et 11 octobre derniers.

Les premières Assises sahéliennes de la coopération décentralisée ont été organisées par Cités Unies France les 10 et 11 octobre à Poitiers. La Région Auvergne-Rhône-Alpes était au rendez-vous.

Le G5 Sahel est une zone d’intervention militaire stratégique pour la France depuis 2013. Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad font face au terrorisme djihadiste. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, voit dans ces Assises « la réunion de toutes les énergies locales de France et des États du G5 Sahel pour élaborer des réponses concrètes et locales aux défis que connaît la région ». Il a mis l’accent sur la nécessité « d’apporter des services essentiels comme l’accès à l’eau ou à l’électricité » pour éviter des drames humains.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes représentée par Alain Berlioz-Curlet, conseiller régional et président de Resacoop, est venue accompagnée de ses deux partenaires sahéliens, le Conseil régional de Tombouctou (Mali) et le Conseil régional des Hauts-Bassins (Burkina Faso), pour témoigner des exemples de réussites conjointes. Et le message est passé : en dépit des difficultés conjoncturelles, il est possible de monter des opérations au bénéfice des familles et de l’économie locale fragilisées par les conflits armés dans cette région du monde.

Agriculture, développement rural et sécurité alimentaire

Mohamed Ibrahim, premier vice-président du Conseil régional de Tombouctou, a fait part de la coopération en cours avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour améliorer la situation nutritionnelle des zones rurales au Mali. Les programmes de relance économique par l’élevage et le maraîchage ont été détaillés dans le but d’inspirer des initiatives semblables aux collectivités locales qui souhaitent apporter une réponse à la crise sanitaire et sociale dans leur pays. En partageant leur savoir-faire, les deux partenaires veulent aider et faciliter le montage de nouveaux projets. Ce partage peut en effet contribuer à la recherche de financements nouveaux pour étendre l’action vertueuse des collectivités sur d’autres territoires du Sahel.

Décentralisation et gouvernance

Dans le même esprit, Boyo Jean Célestin Koussoube, président du Conseil régional des Hauts Bassins, a témoigné de la création de l’Agence régionale de développement (ARD) avec l’aide de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Aujourd’hui, 33 communes bénéficient directement des actions mises en œuvre par l’ARD. À titre d’exemple, en 2018, vingt-trois d’entre elles ont vu leurs infrastructures réhabilitées (équipements de santé publique et d’éducation, réseaux d’eau et d’assainissement, espaces publics, emplacements commerciaux). C’est une réussite que les deux partenaires ont expliquée : montage de projet, conduite de projet, formation et accompagnement… l’idée étant d’aider les autres territoires intéressés à s’approprier l’expérience.

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