Agriculture de montagne : des contraintes, mais surtout des atouts à valoriser

Agriculture de montagne : des contraintes, mais surtout des atouts à valoriser

Les spécificités de l’agriculture de montagne, dont la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’attache à défendre le modèle, lui apportent des contraintes supplémentaires par rapport aux zones de plaine mais aussi des avantages, au premier rang desquels la qualité de ses productions.

Les Alpes, le Jura et le Massif central, les trois massifs de la région, feraient-ils toute la saveur d’Auvergne-Rhône-Alpes ? Ce ne sont pas les producteurs de montagne qui diront le contraire… L’agriculture de montagne, en particulier l’élevage, est en effet l’une des caractéristiques de différenciation de nos territoires : 67 % de la surface agricole d’Auvergne-Rhône-Alpes est classée en zone de montagne.

Plus de la moitié des surfaces est constituée de prairies permanentes : il est donc logique que l’élevage d’herbivores soit l’activité agricole dominante. Les trois quarts des producteurs de lait de la région sont ainsi installés en zone de montagne. La qualité et la diversité des fromages d’Auvergne-Rhône-Alpes en est une illustration. La production de viande bovine est l’autre maillon fort, avec les élevages de races à viande elles aussi reconnues pour leurs qualités : Aubrac, Salers, Charolais.

En montagne, les exploitants agricoles ont un impératif : utiliser des surfaces non cultivées et non cultivables, souvent très marquées par le relief et un type de végétation particulier : herbe, arbustes, broussailles… C’est un défi de taille. Pour aider les agriculteurs à le relever, une démarche comme La Région du Goût est précieuse, en termes de valorisation des produits auprès du grand public.

© Michel Pérès

Accompagner, protéger, valoriser

La Région fait une priorité de la défense de ce modèle d’agriculture qui façonne les paysages d’Auvergne-Rhône-Alpes. C’est un modèle contraignant et qui engendre des coûts de production plus importants qu’en plaine, mais qui assure aux productions locales une qualité prisée par les consommateurs.

Sur 2018, la Région a consacré 1,64 M€ spécifiquement en faveur de l’élevage de montagne. Le soutien régional se traduit par des aides dédiées aux bâtiments des exploitations d’élevage en montagne, le soutien aux filières, et plus particulièrement la filière laitière, et le soutien aux entreprises agroalimentaires avec une priorité pour celles situées en zone de montagne. Les équipements pour la conduite des animaux, pour l’accueil des personnes en charge du gardiennage des troupeaux, les actions de formation pour les bergers, et la reconquête d’espaces pastoraux sont également soutenus dans le cadre des dispositifs régionaux.

Dès 2019, la Région prévoit aussi la mise en place d’une nouvelle politique de soutien à l’agriculture de montagne dans l’objectif :

  • d’étendre le soutien de la Région à l’ensemble du territoire en tenant compte des contextes locaux ;
  • de continuer à soutenir l’activité agricole en montagne et ses acteurs dans leur diversité ;
  • et de faciliter l’activité agricole face à la prédation, les victimes d’attaques de loup ayant doublé en 4 ans.

Faire face aux dommages causés par les loups

En 2018, une enveloppe de 150 000 € a été débloquée pour la sauvegarde de l’élevage de montagne face à la prédation. Elle a notamment permis d’équiper les lieutenants de louveterie, pour améliorer les prélèvements de loups. Les loups remettent en cause l’activité dans certains territoires par leur présence : sur 2018, 944 constats d’attaques ont été enregistrés, pour plus de 3200 victimes comptabilisées.

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