La feuille de route « Mobilités Positives 2035 » se prépare dans les territoires

© Juan Robert
« Nous travaillons dans une perspective de décarbonation de notre parc de matériels roulants routiers et ferroviaires, à moyen terme », explique Frédéric Aguilera, vice-président de la Région délégué aux transports.

La consultation sur la feuille de route « Mobilités Positives 2035 », qui fixera les grandes orientations de la politique régionale en matière de mobilité, a été lancée le 4 février en Isère et se poursuit dans les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Compétence majeure et priorité d’action de la Région, la mobilité représente près de 40% du budget régional. Afin de relever les défis en matière de décarbonation, d’aménagement du territoire et de solutions de mobilités adaptées à chaque usager, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, a confié à Frédéric Aguilera, vice-président délégué aux transports, la mission de définir une feuille de route mobilité pour la politique régionale à l’horizon 2035.

Vendredi 4 février, c’est en Isère que Frédéric Aguilera et les élus isérois de la majorité régionale ont proposé à l’ensemble des collectivités, à l’État et aux syndicats de transports isérois d’échanger sur les grands axes de la politique régionale en matière de mobilité. L’objectif : partager les orientations de cette feuille de route commune à l’horizon 2035, qui est en construction. La consultation s’est poursuivie avec une 2e étape, le 21 février dans la Loire.

Anticiper les mobilités de demain pour mieux répondre aux enjeux

Frédéric Aguilera, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes délégué aux transports, a déclaré à cette occasion : « Les mobilités de demain doivent s’anticiper pour répondre aux besoins des usagers et des territoires. La consultation autour de la feuille de route « Mobilités Positives 2035 » traduit la volonté de la Région de construire une vision partagée des enjeux de mobilité. Nous devons coordonner nos actions et nous accorder sur des objectifs communs. Je pense par exemple à l’enjeu de la décarbonation, qui constituera un axe prioritaire de la politique régionale. Nous travaillons dans une perspective de décarbonation de notre parc de matériels roulants routiers et ferroviaires, à moyen terme. »

La Région souhaite en effet construire ces perspectives régionales avec l’ensemble des acteurs des territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes. C’est pourquoi cette grande démarche de consultation, en cours de déploiement, sera menée sur l’ensemble des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Quelques points de repère sur les transports

En Isère :

Les transports interurbains et scolaires concernent 461 lignes, 47 500 scolaires inscrits, 5 300 services, environ 850 véhicules exploités et 4 000 points d’arrêts. Concernant le TER, le département compte 42 gares (soit 15% des gares situées dans la région et 18% de la fréquentation) dont la gare de Grenoble, relevant d’un statut national, qui est la 2e gare de la région et qui représente un tiers de la fréquentation de l’Isère. Pour ce qui est de l’intermodalité, il existe un accord tarifaire spécifique avec Grenoble Alpes Métropole. À Vienne et dans le Nord Isère, des tarifications combinées sont mises en place avec la Métropole de Lyon pour cumuler les abonnements TER et réseaux urbains. Par ailleurs, en 2021, 11 communautés de communes du département ont conventionné avec la Région pour que celle-ci devienne autorité organisatrice de la mobilité locale sur leur territoire.

Dans la Loire :

Le transport interurbain et scolaire concerne 22 lignes régulières (+2 lignes Loire-Forez intégrées), 17 500 élèves transportés et 400 de lignes de transports scolaires. Concernant le TER, la Loire compte compte 4 lignes formant l’étoile ferroviaire stéphanoise, une ligne Roanne-Lyon et une ligne Car Région Express. Pour ce qui est de l’intermodalité, tous les réseaux du département sont interopérables avec Oùra. Par ailleurs, les 7 communautés de communes de la Loire ont confié la compétence mobilité à la Région.

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