Auvergne-Rhône-Alpes en force au festival de Cannes

© Daphnée Patakia_Auvergne-rhône-Alpes cinéma
"Djam", jeune chanteuse de Rébétiko, et héroine du long métrage de Tony Gatlif, emprunte le chemin des réfugiés sur l’île de Lesbos.

Cinq films aux couleurs de la région seront sous le feu des projecteurs lors de la 70e édition du festival de Cannes qui a lieu du 17 au 28 mai.

Le documentaire de Raymond Depardon « 12 jours » consacré à l’univers psychiatrique, tourné à l’hôpital de Bron-Vinatier et coproduit par la Région, sera présenté en séance spéciale dans la sélection officielle du prochain Festival de cinéma de Cannes.

Il s’inscrit dans la lignée des grands films du cinéaste originaire de Villefranche-sur-Saône qui montrent à l’écran une réalité sociale française peu médiatisée, ici la rencontre entre la justice et la psychiatrie. "12 jours" dépeint la durée maximum autorisée par la Loi pour tout individu interné sans son consentement dans un hôpital psychiatrique. Avant ce délai, dans une salle d’audience au sein de l’hôpital, un juge des libertés statut sur le maintien ou l’arrêt des soins contraints pour le patient.

Deuxième film présenté en séance spéciale à Cannes, et post-produit dans les Studios du pôles Pixel de Villeurbanne (69), « Carré 35 » le premier documentaire du comédien Eric Caravaca, césar du meilleur espoir masculin en 1999, qui mène l'enquête pour lever un secret de famille : la mort de sa sœur aînée enterrée dans un caveau, Le Carré 35.

Tony Gatlif est également sélectionné pour son long métrage « Djam », un road movie musical qui met en scène Djam, une jeune chanteuse de Rébétiko, en voyage entre la Grèce et la Turquie et dont le chemin emprunte celui des réfugiés sur l’île de Lesbos.

À noter également dans la besace des Aurhalpins, le long métrage de fiction du cinéaste helvetico-burkinabè, Berni Goldblat, présenté dans la section Écrans Juniors qui valorise une sélection de 8 films internationaux présentant un intérêt spécifique pour les adolescents. "Wallay" raconte l'histoire d'un adolescent français que son père envoie au Burkina Faso au village retrouver ses racines.

Mention spéciale aussi pour le premier court-métrage de Laurent Diennet,« L’entomologiste », qui a bénéficié d’une aide à l’écriture et à la réalisation d’Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, et sera présenté dans le cadre du Short film Corner.

Belle cuvée 2017 donc pour Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma qui accompagne depuis les années 90 le développement, la production et la diffusion de films dont certains sont tournés dans la région, grâce à une capacité d'investissement d'un peu plus de 3 millions d'euros, constituée par des apports de la Région et du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) et par les recettes générées par l'exploitation des films.

À son palmarès, la coproduction de plus de 250 films (10 à 15 films par an). C'est le plus important fonds régional à la création et à la production cinématographique en France après l'Île-de-France.

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