La forêt domine le Parc naturel régional de la Chartreuse

La forêt domine le Parc naturel régional de la Chartreuse

Guillaume Laget-pnr Chartreuse
Guillaume Laget-pnr Chartreuse
Guillaume Laget-pnr Chartreuse
Guillaume Laget/ PNR Chartreuse
Atelier K / PNR Chartreuse
Atelier K / PNR Chartreuse
Atelier K / PNR Chartreuse
Monastère de la Grande Chartreuse Atelier K / PNR Chartreuse

Entre Savoie et Isère, le Parc bichonne sa forêt, cœur sylvestre de ce territoire de moyenne montagne, à l’apparence si naturelle et sauvage, et pourtant façonnée par la main de l’homme.
Entre tradition et modernité, la forêt de Chartreuse nourrit ses habitants, séduit les touristes, et attend sa reconnaissance.

Au col de Porte, le « président » domine le monde. C’est un sapin, âgé de 250 ans et mesurant 40 mètres de hauteur. Désigné « président de la forêt » l’année dernière par les habitants du Parc naturel régional de la Chartreuse, cet arbre symbolise à lui seul ce territoire.
But de promenade, il est l’emblème de cette forêt d’exception de 42 500 hectares. Pourvoyeuse de bois de grande qualité, elle marque toute l’activité locale.
Dotée d’une grande richesse faunistique et floristique, cette forêt offre aussi un écrin de verdure aux habitants des agglomérations voisines, Chambéry pour le côté savoyard, Grenoble pour le versant isérois, à moins d’une heure de Lyon.

Haut lieu de mémoire et d’histoire, étroitement lié à l’ordre des Chartreux et à l’activité de l’abbaye, la forêt de la grande Chartreuse, en conserve le nom mais surtout la géographie des lieux et les caractéristiques du développement du massif, plus petit massif préalpin avec ses quelques 800 km2, dominé par Chamechaude à 2083 mètres d'altitude.

Depuis la fin du 11e siècle jusqu’à son apogée au 18e, ce sont en effet les moines qui développèrent l’industrie métallurgique, l’exploitation des bois et initièrent le pastoralisme. Le bois de Chartreuse est alors utilisé, outre pour les besoins locaux, par la marine royale pour construire la mâture des vaisseaux de sa flotte. Ce bois de construction en sapin et en épicéa acquiert alors sa réputation grâce à ses propriétés de robustesse, rectitude et ses dimensions exceptionnelles.

Aujourd’hui encore, le projet forestier est inscrit dans la charte du Parc qui est à l’origine de la démarche de reconnaissance en « AOC » pour les bois de Chartreuse et dont l’annonce est imminente. L’aire de cette labellisation s’étend sur plus de 130 communes et intègre la ressource forestière en résineux et les outils de sa transformation, les scieries.
Elle est attendue par l’ensemble de la filière qui compte près de 400 emplois locaux, en tant que reconnaissance d’un savoir-faire ancestral et signal puissant de perspectives économiques, d’autant que la construction bois a actuellement le vent en poupe, portée par les exigences de la lutte contre le réchauffement climatique et l’attrait des circuits courts.

Outre l’exploitation forestière, le pastoralisme est toujours très présent en Chartreuse avec 400 exploitants installés et des pâturages qui couvent environ 22 % de sa surface et le tourisme est développé. 320 000 visiteurs profitent chaque année des lieux pour se ressourcer. Le Pnr mène des opérations de sensibilisation du grand public pour assurer protection et découverte de ce patrimoine.

Cet automne, le Parc inaugure un nouvel habert, une maisonnette d'alpage destinée initialement à l'abri des bergers, construit évidemment en bois de Chartreuse pour mieux accueillir les curieux de nature et, en cas de coup dur, les rescapés du mauvais temps. Dernièrement un film et un livre « Un désert au cœur du monde » ont été réalisés en partenariat avec l’Atelier K, résidence internationale d’artistes en Chartreuse avec le soutien notamment du Parc.

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