Une roulotte pour sauver les bergers du Parc naturel régional des Baronnies provençales

Une roulotte pour sauver les bergers du Parc naturel régional des Baronnies provençales

PNR des Baronnies provençales - Pastoralisme : roulotte pour l'hébergement d'un berger saisonnier assurant la garde du troupeau © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Pastoralisme sur les hauteurs de Poët-en-Percip : troupeau de moutons © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Pastoralisme sur les hauteurs de Poët-en-Percip : patou surveillant le troupeau © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Pastoralisme : roulotte pour l'hébergement d'un berger saisonnier assurant la garde du troupeau © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Buis-Les-Baronnies, rocher de Saint-Julien © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Champ de lavande en fleurs © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Buis-Les-Baronnies, rocher de Saint-Julien © Juan Robert
Paysage du PNR des Baronnies provençales © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Pierrelongue et son église © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Gorges d'Ubrieux © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - baignade dans les gorges d'Ubrieux © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Oliveraie © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Les olives seront récoltées entre décembre et janvier © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - Vallée de l'Ennuye © Juan Robert
PNR des Baronnies provençales - culture de la lavande © Juan Robert
Paysage du PNR des Baronnies provençales - vue depuis le col d'Ey © Juan Robert

L'agriculture est une des dimensions fondamentales des Parcs naturels régionaux, reconnus depuis 50 ans pour leur forte valeur patrimoniale et paysagère, et leur capacité à concilier activités humaines et protection de leurs patrimoines naturels et culturels. Reportage.

À quelques kilomètres du Poët-en-Percip, aux confins de la Drôme, Marc Vidal et sa femme élèvent des chèvres et des brebis. Ils vivent de la vente de fromage de chèvres qu’ils vendent en direct sur le marché hebdomadaire de Buis-les-Baronnies, et des agneaux dont la renommée n’est plus à faire.
Cet agriculteur de 58 ans appartient à la 4e génération vivant de cette terre gorgée de soleil, mais depuis la saison 2017, il est très inquiet sur l’avenir de son exploitation. « Pas sûr que nous continuerons l’année prochaine » annonce-t-il le cœur serré.
Après l’expansion des pins qui viennent concurrencer les pâtures, les dégâts causés par les sangliers, la préoccupation première est depuis 2017 le loup. « La saison passée 100 bêtes ont été tuées sur le secteur » déplore-t-il.

Disparu dans les années 30 et cantonné depuis aux contes pour enfants, le "canis lupus" est revenu depuis 25 ans en France, où il gagne du terrain, comme dans toute l'Europe.
Pour faire face, Marc Vidal, comme tous ses confrères, s’ils veulent être remboursé de leurs pertes, a acquis un chien de garde, un patou des Pyrénées, parqué son troupeau dans un enclos électrifié et réduit la zone d’alpage. La surveillance est constante autour de ses 250 moutons et 70 chèvres.

Pour la première fois cette année il bénéficie également de la cabane mobile, une roulotte spécialement aménagée pour le berger saisonnier qu’il emploie durant deux mois cet été avec deux autres éleveurs associés. C’est lui qui assure la garde du troupeau nuit et jour, là-haut au bout d’une piste pierreuse à quelque 1000 mètres d’altitude, devant un panorama grandiose, face à la chaine des Alpes et au mont Ventoux.

Cette cabane mobile est le fruit d’une expérimentation menée par le Parc naturel régional des Baronnies provençales, dans le cadre de son action pour le maintien du pastoralisme sur son territoire. Bien isolée, équipée d’un point cuisine, d’une douche et de toilettes sèches, d’un poêle à bois, elle est dotée d‘un panneau solaire qui assure un meilleur confort au berger sur toutes les saisons. Un investissement rendu possible grâce au concours financier de la Région et de l’Europe via le fonds du FEADER.
Auparavant c’était une caravane qui était montée à l’alpage mais les conditions de vie y étaient spartiates, trop pour convaincre un berger d’y séjourner longtemps et par tous les temps. À l’automne et jusqu’en décembre ce sont d‘autres éleveurs du secteur qui en profiteront.

Pastoralisme
Près de 450 exploitations d’élevage, principalement de moutons et de chèvres mais aussi de bovins et d’équidés sont recensées dans le PNR. Le plan pastoral du territoire des Baronnies provençales est issu de l’action de la Région en faveur du pastoralisme pour la période 2015-2020.
Il vise à favoriser des pratiques concourant à la richesse des paysages et de la biodiversité avec une fonction productive centrale mais également répondant aux attentes récréatives et culturelles qui participent à la richesse de ce territoire. Concrètement il permet de soutenir financièrement des projets individuels ou collectifs via l’accompagnement d’un chargé de mission, spécialiste du domaine et rattaché au Parc.

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