« Revenir sur le Lyon-Turin est une absurdité »

« Revenir sur le Lyon-Turin est une absurdité »

Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès
Visite de chantier du Lyon-Turin - lundi 26 février 2018 Michel Pérès

« L’État ne peut pas revenir sur ses engagements sans perdre sa crédibilité vis-à-vis de nos amis italiens et de nos partenaires européens », estime le président de la Région Laurent Wauquiez qui était en visite, lundi, sur le chantier du Lyon-Turin.

Sur le chantier du Lyon-Turin le 26 février, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a été amené à s’exprimer sur le rapport Duron et l’étude qui préconise de repousser l’aménagement des voies d’accès françaises, de densifier l’axe Dijon-Modane et de temporiser l’aménagement du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise.

« C’est une entorse aux engagements de la France, la Région ne peut pas accepter les conclusions de ce rapport », a estimé Laurent Wauquiez, précisant également par rapport au calendrier des opérations : « La France, l’Italie et l’Union européenne auront investi 8,3 milliards d’€ pour un tunnel qui devrait être livré en 2029. Avec le rapport Duron, il ne serait exploité côté français qu’à partir de 2038, c’est-à-dire qu’il serait sous-exploité pendant une dizaine d’années. Ce serait un terrible gâchis : une région comme la nôtre a droit à des infrastructures comme le Lyon-Turin. »

Un projet d’un intérêt majeur

Le projet du Lyon-Turin répond à des enjeux cruciaux « non seulement pour Auvergne-Rhône-Alpes, mais également pour la France et l’Europe ». Cette opération de grande envergure doit en effet assurer le désenclavement des Alpes tout en répondant à l’urgence écologique liée à la pollution de l’air dans la vallée de l’Arve.

Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en appelait donc à la responsabilité de l’État, afin « qu’il adopte une décision courageuse sur la réalisation des accès au tunnel. Alors que le trafic routier explose, il ne faut pas attendre 2030 pour densifier le fret ferroviaire. »

Il dénonçait, enfin, l’abandon par l’État de la liaison POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon) à grande vitesse, du contournement ferroviaire de Lyon (repoussé à 2038), et de l’objectif de rendre l’intégralité des gares accessibles aux personnes à mobilité réduite, avant de conclure : « Le Lyon-Turin est l’avenir du train en France et en Europe. Revenir dessus est une absurdité. »

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