Des robots au service des lycéens hospitalisés

Des robots au service des lycéens hospitalisés

Michel Pérès
Michel Pérès
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Michel Pérès
Michel Pérès

La phase d’expérimentation ayant été concluante, la Région entend garantir le déploiement de robots au service des lycéens : ils permettent d’assurer la continuité des enseignements scolaires aux élèves malades ou hospitalisés.

À la rentrée de septembre 2017, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a officialisé la commande de 12 robots au service des lycéens, au bout d’une expérimentation menée pendant plusieurs mois à Lyon, Saint-Étienne et Bourg-en-Bresse. Le principe ? Un écran fixé sur un pied mobile et actionné à distance par un élève (hospitalisé, par exemple, ou cloué au lit chez lui…) est capable de « se déplacer dans la classe comme il le souhaite, suivre au tableau ou encore se retourner vers ses camarades de classe, et même participer à un travail en groupe ».

Ce robot a été mis au point par la société Awabot en groupement avec l’École centrale de Lyon et l’université Lyon 1, et évalué par des chercheurs de l’Institut français de l’éducation. Depuis, un appel d’offres régional a été lancé afin de garantir le déploiement d’une offre globale avec la mise à disposition du robot et sa maintenance.

« C’est une démarche inclusive exemplaire », précise Sandrine Chaix, conseillère régionale déléguée au handicap qui a confirmé la mise à disposition de nouveaux robots sur les 12 départements d’Auvergne-Rhône-Alpes. Les rectorats, en lien avec les équipes pédagogiques au sein des établissements et avec les élèves et leur famille, attribueront les robots aux jeunes. « Nous évaluerons ensuite les besoins, pour en acquérir encore d’autres si le besoin se fait sentir », ajoute Sandrine Chaix.

Les premiers utilisateurs convaincus

Émerick Basset, élève de terminale STI2D au lycée La Matrinière à Lyon 8e, a pu bénéficier de cet « assistant robotisé ». Il témoigne : « Je n’ai pas pris trop de retard durant mes trois semaines d’absence. Grâce au robot, j’ai pu suivre presque normalement mes cours depuis chez moi. »

Précédemment, le proviseur de la cité scolaire de Caluire avait, lui aussi, abondé en ce sens : « Pour Kevin, hospitalisé de longues semaines puis en convalescence chez lui, le robot lycéen a été un vrai succès : il a pu participer en direct aux cours d’histoire-géo, d’anglais et suivait même ses camarades à la cantine ! ».

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