Accès du Lyon-Turin : l’État doit cesser de perdre du temps et prendre enfin une décision

Michel Pérès
Archives Lyon-Turin 2018

Alors que les accès français du Lyon-Turin de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne ont été déclarés d’utilité publique, que l’Europe a annoncé un financement significatif et que l’Italie progresse à grands pas, l’Etat reste à la traîne et n’a toujours pas annoncé son choix sur les options retenues.

« Mais qu’attend l’État ? », s’est ému le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué de presse envoyé ce 22 avril. « Alors que l’ensemble des acteurs du projet sont activement engagés, l’État français tergiverse et fait encourir un nouveau retard au chantier des accès français à l’ouvrage. Cela malgré des engagements de livrer une décision au premier trimestre de l’année ».

Aujourd’hui, 90% des transports de marchandises s’effectuent par la route dans la vallée de la Maurienne. Demain, si la nouvelle ligne Lyon-Turin était opérationnelle, plus d’un million de poids lourds seraient chaque année amenés à utiliser le rail plutôt que la route, avec pour conséquence directe une baisse drastique de la pollution, une amélioration de la qualité de l’air, l’amélioration de la sécurité routière comme de la santé des habitants.

« Le projet du Lyon-Turin ne doit pas accuser de nouveaux retards. L’État français doit être au rendez-vous de ce grand chantier européen indispensable pour notre région et notre pays », a insisté Laurent Wauquiez.

Pour rappel, le comité d’orientation des infrastructures-COI (État), à la suite du rapport DURON de 2018, n’avait pas classé les accès au Lyon-Turin comme une priorité nationale. La Région était déjà intervenue pour que soient repriorisés les accès et que l’étude sur le tracé soit maintenue.


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