Sauvetage de Luxfer : la détermination régionale a payé

© PHOTOPQR / LA MONTAGNE / Thierry LINDAUER
Lors d’une mobilisation contre la fermeture de l’usine Luxfer à Gerzat, en décembre 2018 (photo d’archives)

Un accord a été trouvé pour la reprise de l’entreprise Luxfer, dans le Puy-de-Dôme. La production devrait reprendre d’ici à 2024.

La relocalisation industrielle fait partie des premières priorités de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dont les élus ont adopté un grand plan de relocalisation doté d’1,2 milliard d’euros, en décembre dernier. Cela passe notamment par un combat pour maintenir l’activité d’entreprises stratégiques menacées de disparition. C’était le cas de l’entreprise Luxfer, dans le Puy-de-Dôme, qui a stoppé sa production de bouteilles d’oxygène médical depuis 2019. C’était la dernière usine française à le faire.

Laurent Wauquiez, président de la Région, et Stéphanie Pernod, première vice-présidente déléguée à l’économie, à la relocalisation et à la préférence régionale, se sont félicités de l’accord trouvé, en ce début de mois de janvier, pour concrétiser la reprise de l’activité de Luxfer par Les Forges de Gerzat et le groupe Europlasma.

Un premier pas pour reconquérir notre souveraineté industrielle

Stéphanie Pernod a déclaré : « Sauver Luxfer est une première victoire en ce début de mandat dans notre reconquête de la souveraineté industrielle. Cette bataille a été rude, mais elle démontre qu’il n’y a pas de fatalité à l’abandon des fleurons de notre industrie quand l’engagement des différents acteurs est total. Notre priorité de tous les jours doit être cette bataille pour l’économie et pour nos emplois. »

En juillet 2021, l’exécutif avait présenté un vœu adopté à l’unanimité du Conseil régional afin de maintenir cette activité stratégique pour la souveraineté industrielle de notre région et préserver l’emploi localement. Enfin, lors de la réunion de sa commission permanente de décembre, la Région a concrétisé son engagement pour accompagner ce projet de création de la nouvelle usine à Cébazat à hauteur de 3 millions d’euros d’aides directes pour soutenir l’investissement productif, la formation des ex-salariés de Luxfer et des jeunes recrutés sur le bassin clermontois.

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