La Région annonce 35 M€ pour conforter la filière des nanotechnologies

La Région annonce 35 M€ pour conforter la filière des nanotechnologies

© Hervé Hugues
Soitec (image d'archive)

Le nouveau plan « Nano 2022 », conduit à l’échelle européenne, doit garantir la sécurité des approvisionnements en composants électroniques et développer l’emploi.

Grenoble est, avec Louvain en Belgique et Dresde en Allemagne, l'un des trois grands pôles européens dans les nanotechnologies, un domaine d’activité relatif à l'infiniment petit (un nanomètre est égal à un milliardième de mètre).
Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’atouts de nature à rivaliser dans le monde entier, avec son pôle grenoblois qui allie recherche & développement, pré-industrialisation et industrialisation. La filière des nanotechnologies est un secteur clef qui compte près de 22 500 emplois.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes prend ses responsabilités et s’engage très fortement pour le plan Nano 2022 qui doit nous permettre de garder à la fois la longueur d’avance et même de la creuser dans certains domaines » a expliqué Laurent Wauquiez, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors d’une réunion avec les acteurs majeurs de la filière des nanotechnologies, dont ST Microelectronics, Soitec, Sofradir, Minalogic, ou encore le CEA-LETI.

L’industrie des nanotechnologies constitue pour la France et l’Europe une filière d’excellence, source d’innovation dans cinq domaines technologiques majeurs : les composants numériques à basse consommation, les composants de puissance pour les véhicules électriques, les capteurs intelligents comme les caméras d’aide à la conduite, les équipements de production et les semi-conducteurs composés, comme le nitrure de gallium indispensables à de nouvelles applications comme la 5G.
La filière constitue aussi un enjeu de souveraineté économique. À l’heure où les États-Unis et l’Asie investissent massivement dans le domaine de l’innovation, l’Europe ne peut pas être en reste.

Dans le cadre de « Nano 2022 », le volet français du plan européen sur la nanoélectronique, l’État s’est engagé en mai dernier à un soutien de 800 millions d’euros en 5 ans à la filière française menée par STMicroelectronics et Soitec, tablant sur un investissement global de 5 milliards d’euros en R&D et production.
Dans le cadre du plan "Nano 2017", la Région avait déjà investi 25 M€, dont 15 M€ pour l’acquisition d’un équipement de lithogravure au CEA de Grenoble. Elle poursuit son engagement en faveur de la filière et annonce un nouveau soutien de 35 M€ pour le Plan "Nano 2022".
Laurent Wauquiez a également indiqué que la Région apporterait aussi deux euros pour chaque euro supplémentaire que financerait la métropole grenobloise. "Avec cette main tendue, nous espérons un effet d'entraînement" pour conforter "cet atout unique, source de milliers d'emplois" a-t-il précisé.

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