Handicap, politiques sociales, santé et famille

Handicap, politiques sociales, santé et famille

La Région veut faire + pour le Handicap

La Région n’a pas de compétence spécifique en matière de handicap mais elle affiche une volonté farouche pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap. Laurent Wauquiez, son président, a martelé sa volonté de faire d'Auvergne-Rhône-Alpes « une Région pionnière, leader, exemplaire et un modèle du vivre ensemble et d'inclusion ».

Dès son arrivée à la tête de la collectivité, le nouvel exécutif régional a organisé, sous la direction de Sandrine Chaix, la conseillère déléguée au handicap, des rencontres EXTRA ordinaires pour faciliter l'émergence et la réalisation de projets innovants au service du projet de vie des personnes en situation de handicap. "Notre volonté est de prendre en considération les questions du handicap dans nos politiques de formation, d'apprentissage mais également sur le plan du tourisme, de la culture, du sport, des déplacements…" explique l'élue.

Après une vaste période de consultation, un plan régional devrait être adopté à l’automne 2017 autour de trois piliers :

1 : Être une collectivité , en accueillant 10 % d’agents en situation de handicap et devenir une collectivité handi-accueillante. Pour cela, les élus ont créé une unité au sein des services de l’administration qui assure un pilotage transversal et au long court de la question du handicap ;

2 : Changer de regard sur le handicap, en soutenant l’innovation dans les start-up, en modernisant les Esat (Etablissement ou service d’aide par le travail) ou encore en introduisant des robots pour accompagner des lycées malades durant leurs séjours à l’hôpital ;

3 : Développer des politiques inclusives dans l’ensemble des dispositifs mis en place par la Région : en rendant les lycées et les gares accessibles, en mobilisant des moyens pour la formation et l’accès à l’emploi, en incitant les festivals, les opérateurs touristiques à anticiper l’accueil de personnes en situation de handicap…

Par ailleurs, chaque année, la Région se mobilise autour d’une grande cause peu ou pas assez prise en considération par la puissance publique. En 2017, un travail est en cours avec les experts et les familles pour la rédaction d’un livre blanc sur les troubles DYS qui concernent près de 8 % des élèves et constituent aujourd’hui un problème de santé publique.

Lutter contre les déserts médicaux

© Juan Robert

En doublant ses aides à la création de maisons et de centres de santé, la Région Auvergne-Rhône-Alpes investit pour lutter contre les déserts médicaux, ce qui constitue un enjeu crucial en particulier pour les zones rurales.

Combien de zones rurales sont-elles concernées, aujourd’hui, par le phénomène préoccupant qu’est la désertification médicale ? Sur l’ensemble du territoire français, la pénurie de « médecins de campagne », ou plus simplement le manque de maisons de santé seules garantes de l’accès aux soins pour toutes et tous, sont régulièrement pointés du doigt. Auvergne-Rhône-Alpes n’échappe évidemment pas à cette tendance nationale.

Faire émerger plus de projets locaux

« On est sans doute face à l’un des défis les plus importants que va connaître notre pays dans les prochaines années. Il s’agit d’un sujet majeur pour les habitants, la Région doit donc impérativement répondre présent », estime Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ainsi, ayant souhaité faire de l’accès aux soins une priorité régionale en matière de santé, Laurent Wauquiez et Martine Guibert, vice-présidente déléguée aux politiques sociales, à la santé et à la famille, ont décidé dès 2016 de doubler les aides à l’investissement pour favoriser l’implantation des maisons et des centres de santé sur le territoire.

Les projets portés au niveau local peuvent désormais bénéficier de subventions régionales pouvant s’élever jusqu’à 200 000 € (contre 100 000€ auparavant). Objectif : mettre en place un dispositif plus incitatif, et ainsi accélérer l’émergence de projets dans les territoires. "Pour le seul mois de mai 2017, la Région a financé autant de maisons de santé que la précédente majorité en 2015. Fin juin, elle en aura déjà financé le double", précise Martine Guibert.