Quelques jours avant l’ouverture du Salon international de l’agriculture, la Région a réagi aux annonces du gouvernement sur la viande, et appelé à soutenir les éleveurs en privilégiant la production locale.
Nos agriculteurs et nos éleveurs font la fierté notre région. Face à une stratégie nationale qui appelle à limiter la consommation de viande, Auvergne-Rhône-Alpes affirme une position différente : nous défendons la viande d’Auvergne-Rhône-Alpes, tracée, contrôlée et produite ici. C’est un choix de qualité, de souveraineté alimentaire et de soutien à nos filières. Manger local, c’est soutenir nos territoires, nos emplois et notre modèle agricole. »
Olivier Amrane, vice-président de la Région délégué à l’agriculture
Dans sa nouvelle stratégie nationale pour l’alimentation, le gouvernement a appelé à une limitation de la consommation de viande. Quelques jours avant l’ouverture du Salon international de l’agriculture à Paris, Olivier Amrane, vice-président de la Région délégué à l’agriculture, a réagi à cette annonce en rappelant le soutien de la Région à ses éleveurs et en appelant à privilégier la viande d’Auvergne-Rhône-Alpes, tracée et contrôlée. Pour la Région, la transition alimentaire doit se construire avec les filières d’élevage, et non en les stigmatisant.
Le vice-président rappelle que la Région Auvergne-Rhône-Alpes est une terre d’élevage : « Nos agriculteurs, engagés et passionnés, produisent une viande de qualité, dans des conditions sanitaires et environnementales strictes. Dans un territoire reconnu pour ses filières d’élevage, il est inacceptable que l’on transforme les éleveurs en boucs émissaires d’un débat national. Le gouvernement appelle à limiter la consommation de viande. Nous répondons : mangeons la viande de notre région, produite par des éleveurs qui travaillent dans le respect des normes, et soutenons un modèle agricole durable et local ! »
Un engagement cohérent
La stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, évoque également une réduction de la consommation de viande importée. Sur ce point, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a déjà pris ses responsabilités, dès le mois de janvier dernier, en annonçant le boycott des produits concernés par l’accord Mercosur pour ses propres commandes, ainsi que pour celles réalisées pour le compte de 1 000 structures régionales via sa centrale d’achat, pour un total de 50 millions d’euros par an.
Cet engagement se traduit déjà concrètement dans les restaurants de lycées avec la démarche « La Région dans mon assiette, anti-gaspillage : 80 % de produits régionaux dans les restaurants scolaires ». Il est incohérent de prôner une limitation de la viande tout en acceptant l’entrée massive de produits importés, souvent issus de standards moins exigeants. Importer des volumes importants de viande de l’extérieur n’est bon ni pour la santé, ni pour l’environnement, ni pour l’emploi local.
La Région est également opposée à un repas végétarien imposé dans les cantines, estimant que « l’école doit éduquer au goût et à l’équilibre alimentaire, pas imposer un modèle unique ». Cette question comporte aussi une dimension sociale : pour certains élèves, notamment issus de familles modestes, le repas pris au lycée peut être le seul moment de la journée où ils consomment de la viande. La Région défend donc le principe du choix : les familles doivent conserver cette liberté et les cantines doivent pouvoir proposer des menus diversifiés, incluant de la viande locale de qualité, produite sur notre territoire.