Papillomavirus : se protéger, se vacciner

Le 29/08/2022
Auvergne-Rhône-Alpes

Dans le cadre de son plan de santé, la Région s’engage dans la lutte contre le papillomavirus avec une grande campagne de sensibilisation, à destination des jeunes filles et garçons.

Campagne régionale papillomavirus

La Région lance une vaste campagne à destination des jeunes garçons et filles, et de leurs parents, pour les informer sur les dangers et les sensibiliser à la vaccination contre le papillomavirus. Cette campagne s’inscrit dans le cadre du plan régional de santé voté en mars dernier. Le président de la Région Laurent Wauquiez s’était alors engagé à faire de la lutte contre cette infection un des axes prioritaires de ce plan. 

Une prévention anticipée pour réduire l’apparition de ces cancers

Pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles, le vaccin contre le papillomavirus existe et garantit une très bonne protection, notamment contre le cancer du col de l’utérus, avec une efficacité entre 70 et 90%. Si la vaccination reste le meilleur moyen de lutter contre les infections à papillomavirus humain et le risque de cancers associés, la couverture vaccinale reste particulièrement faible : en France en 2020, seul un tiers des filles en âge d'être vaccinées l’étaient. À l’échelle de la Région, ce sont 32% des jeunes filles concernées. 

La plupart des personnes étant contaminées dès le début de leur vie sexuelle, la vaccination est recommandée entre 11 et 14 ans, pour les filles et les garçons, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans. 

Sensibiliser à la vaccination contre le papillomavirus

Dès juin 2022, la Région a démarré une campagne de communication avec un message dédié aux parents dans son magazine n°24, mais également via des encarts publicitaires dans la presse régionale, des sites internet ayant pour thématique la santé et la famille, et sur les réseaux sociaux de la Région. 

Lors de la rentrée scolaire de septembre 2022, la campagne a été déclinée à proximité des collèges et lycées sur des abribus scolaires et en affichage urbain. En parallèle, un clip vidéo, affiché à 3,6 millions de reprises, a été diffusé sur Snapchat, Instagram et TikTok. Sur ce dernier réseau social, deux influenceurs, JusteZoé et Robin Goncet (respectivement 982 000 et 392 000 abonnés), ont réalisé 4 vidéos pour parler du vaccin sur leur compte, visualisées plus de 1,7 million de fois.  

Une action au plus près du terrain

Des kits de sensibilisation, comportant des affiches et des dépliants, ont été remis aux professionnels de la santé, pour augmenter et systématiser la diffusion de messages de prévention auprès de leur patientèle. Depuis la rentrée 2022, près de 400 kits de sensibilisation à la vaccination ont été distribués aux maisons et centres de santé, aux hôpitaux de proximité, auprès des facultés de médecine, des instituts en soins infirmiers et instituts de formation aides-soignants. Les Unions régionales de professionnels de santé en médecine générale, infirmiers, sages-femmes et officines sont également mobilisés. 

Au 1er trimestre 2023, la Région va également s’appuyer sur le réseau des lycées et centres de formation des apprentis pour assurer la diffusion de ces kits de sensibilisation auprès des publics scolaires.

Filles et garçons, tous concernés

0 cas de cancers liés au HPV sont diagnostiqués chaque année en France (chiffres 2015).

0 des cancers du col de l’utérus sont dus aux infections liées aux HPV

0 des cancers provoqués par les HPV surviennent chez les hommes

La Région a fait de la prévention contre les HPV une des grandes causes du mandat. Les premières actions que nous avons lancées ont donc vocation à s’inscrire dans la durée. Elles ont également vocation à se renforcer d’une part via la mobilisation au sein d’un comité de pilotage de tous les partenaires légitimes au titre de la prévention, de l’action santé et de l’éducation des jeunes et d’autre part via le déploiement de nouveaux dispositifs. Parmi ces derniers, la Région va notamment lancer le projet de « bus de la prévention », conçu comme un outil itinérant de sensibilisation à la vaccination contre le HPV et qui, avec l’appui des partenaires du Comité de pilotage, aura vocation d’aller à la rencontre des publics jeunes sur l’ensemble du territoire régional. »

Laurence Fautra, vice-présidente de la Région déléguée à la santé

Trois questions sur le vaccin

L’infection à papillomavirus humain (HPV) est une infection sexuellement transmissible (IST) fréquente. Les personnes infectées par les papillomavirus ne présentent pour la plupart aucun symptôme.
Bien qu’elle soit le plus souvent éliminée spontanément par l’organisme, dans 10 % des cas, l’infection est susceptible de provoquer différents types de lésions précancéreuses pouvant évoluer en cancers. Ces cancers touchent les zones intimes des femmes et des hommes (vulve, vagin, col de l’utérus, anus et pénis) ainsi que les voies aéro-digestives supérieures (bouche et gorge).

  • Comment se transmet le virus ?
    Le papillomavirus se transmet à l’occasion des rapports sexuels et/ou des contacts intimes de peau à peau. La contagiosité de l’infection à papillomavirus est élevée : environ 60% des partenaires de personnes infectées développeront eux-mêmes une infection HPV.
  • Qui et quand vacciner ?
    La plupart des personnes sont contaminées dès le début de leur vie sexuelle. C’est pourquoi il est nécessaire de vacciner les filles et les garçons entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans. 2 doses sont suffisantes. Le vaccin ne nécessite pas de rappel.
  • Où se faire vacciner ?
    Chez un médecin, une sage-femme ou une infirmière (sur prescription médicale). Le vaccin est remboursé par l’Assurance Maladie et les mutuelles de santé.


Plus d’informations sur le site de Santé publique France