Déplacement : la Région veut booster les modes doux

Déplacement : la Région veut booster les modes doux

Marc Chatelain

Les élus ont voté lors de l’assemblée plénière de juin un « Contrat d’aménagements de mobilités vertes ». La Région se donne plus de moyens pour aménager des parkings relais près des gares Ter et des aires de covoiturages. Elle poursuit ses efforts pour encourager des modes déplacements moins polluants comme le gaz et l’hydrogène.

La Région accompagne déjà des travaux conséquents pour la création de Pôles d’échanges multimodaux. Dernièrement par exemple, à Sury-le-Comtal dans la Loire, elle a soutenu un projet, à hauteur de 50 % sur un budget total de 500 000 euros, mais aussi à Culoz dans l’Ain, ou encore Annemasse en Haute-Savoie pour un coût total de 50 millions d’euros dont 25 % de la Région.

Avec le contrat d’aménagement de mobilité verte, les élus souhaitent aller plus loin.
« Deux volets d’interventions sont créés », explique martine Guibert, la vice-présidente aux transports.
Le premier concerne l’Aide à l’aménagement des abords des gares et haltes ferroviaires ainsi que des gares routières, en lien avec les collectivités locales et leurs groupements. Il cible l’installation de bornes de stationnement pour les vélos, des travaux d’embellissement et paysagers, l’amélioration du confort des salles d’attente pour inciter à prendre le train…
Le second porte sur l’Aide à l’aménagement des parking-relais et des aires de covoiturage dans des zones peu ou faiblement desservies par les transports en commun, toujours en lien avec les projets locaux.

Cette nouvelle intervention s’inscrit dans la continuité de l’action régionale en faveur de l’environnement.

Parmi les nombreuses actions en matière de qualité de l’air, la Région a fait le choix d’investir dans l’hydrogène.
Sa démarche a d’ailleurs reçu le Prix de la transition territoriale à l’occasion des Assises Européennes de la Transition Energétique 2019.
L’application concrète de ce projet s’est traduite par la création de la SAS Hympulsion avec deux majors industrielles de la filière, Michelin et ENGIE. À terme, dans un premier temps 1 000 véhicules professionnels rouleront à l’hydrogène, 20 stations de recharge mailleront le territoire et 15 électrolyseurs produiront l’hydrogène nécessaire sans émettre de CO2. La première pierre de la première station a été ailleurs posée à Chambéry le 20 juin dernier.
Par ailleurs Auvergne-Rhône-Alpes participe à l’expérimentation de trains qui pourraient circuler grâce à une pile à hydrogène en lien avec l’entreprise Alstom actuel fournisseur de la Région, et la SNCF.

Autre source d’énergie moins impactante pour la qualité de l'air, le gaz. Là encore la Région s’est engagée, dans le cadre de ses compétences en matière de transport scolaire, dans l’acquisition de cars qui circulent grâce à des moteurs fonctionnant au gaz. Mais aussi dans le déploiement de station de recharges au GNV notamment dans les zones non couvertes par les opérateurs privés.

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