Agriculture, viticulture, produits du terroir, chasse et pêche

Agriculture, viticulture, produits du terroir, chasse et pêche

Avec 3,1 millions d’hectares de surface agricole utile, environ 63 000 fermes sur l’ensemble de son territoire et 116 000 emplois permanents, Auvergne-Rhône-Alpes est une véritable « ferme régionale ». La Région s’est fixé des objectifs prioritaires afin de soutenir et d’accompagner les exploitants agricoles, qui font vivre ses territoires. Cela s’est notamment traduit par le vote du plus gros budget de l’histoire de la Région en 2017, avec une enveloppe de près de 52 millions d’€. La compétitivité des exploitations, la progression de la valeur ajoutée, et une meilleure solidité des exploitations face à la conjoncture et aux aléas climatiques sont au premier rang des priorités régionales.

La Région reste, aux côtés de l’Union européenne, le principal financeur des aides aux bâtiments d’élevage. Certains dispositifs de soutien à l’élevage ont par ailleurs été étendus, l’ensemble des aides (notamment pour améliorer la qualité des produits et des races) passant de 12 à 29 millions d’€.

« Leader national pour les signes officiels de qualité, Auvergne-Rhône-Alpes a su conserver au fil des décennies une forte implantation agricole. Le soutien à l’agriculture, à la viticulture et à nos produits de qualité est donc l’une des priorités de l’action régionale. »

Jean-Pierre Taite, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes délégué à l’agriculture, à la viticulture et aux produits du terroir.

>> Simplifier les procédures et donner la priorité aux aides directes

La simplification des dossiers et des critères de sélection est une préoccupation constante pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a choisi de faire des économies sur le fonctionnement, pour « investir pour les projets concrets et doubler les aides à l’investissement aux agriculteurs ». Un simulateur d’aides en ligne est disponible, afin de faciliter l’élaboration des plans de financement par les agriculteurs.

Par souci de réactivité, un système d’avances remboursables visant à compenser les délais de paiement des aides européennes LEADER aux Groupements d’action locale, a été mis en place.

Dans le même esprit, la Région plaide aussi pour la simplification et renforcement de la Dotation jeune agriculteur (qui est un dispositif de l’Europe), de manière à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et la transmission des exploitations. De son côté, a Région a elle-même repensé et refondé son soutien à l’installation et à la transmission, accordant désormais une aide globale, plus souple, pour les bénéficiaires.

>> Des dispositifs pour ouvrir de nouveaux débouchés

En lançant La Région du Goût, une marque agroalimentaire régionale incitant chacun à consommer local ayant d’ores et déjà identifié et labellisé plus de 600 produits, la Région entend contribuer à ouvrir de nouveaux marchés et augmenter ainsi les débouchés des producteurs. La marque se déploie à l’échelle nationale.

De la même manière, un plan intitulé La Région dans mon assiette a vu le jour pour les cantines scolaires. Il vise à augmenter la part des produits locaux dans les assiettes des lycéens d’Auvergne-Rhône-Alpes jusqu’à 60 %. À travers cette opération la Région ambitionne, à terme, de multiplier par quatre l’approvisionnement en produits locaux des cantines scolaires.

>> Des plans de soutien exceptionnels adaptés aux filières

Répondre à des enjeux spécifiques propres à certaines filières a nécessité, pour la Région, de créer des plans dédiés et adaptés. Ainsi est né le Plan Beaujolais, qui vise à « faire du Beaujolais un vignoble moderne, qualitatif et performant tant sur le plan commercial qu’environnemental », notamment en dynamisant les ventes avec comme fil conducteur la valorisation de la production.

En élevage, un Plan Fin Gras du Mézenc de soutien régional à la filière a été bâti pour faire face à de nouveaux enjeux, cette race à viande emblématique ayant décroché, en 2006, une Appellation d’origine contrôlée (AOC).

La Région a également adopté un Plan Fruits, doté d’une enveloppe de 8,5 millions d’euros, dont les actions se déploieront de 2017 à 2020. Il est assorti d’un volet d’intervention en faveur des châtaigneraies traditionnelles. De même, un Plan régional de développement de l’agriculture biologique, doté de 13 millions d’€ sur 5 ans, poursuit l’objectif d’avoir en Auvergne-Rhône-Alpes 30 % d’agriculteurs supplémentaires produisant bio d’ici 2021.