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La Région s'engage pour le bien-être animal

Publié le
Le 30/06/2022
Auvergne-Rhône-Alpes
Chapô

Cet été, la Région lance une campagne de lutte contre les abandons avant les vacances. Elle soutiendra aussi les refuges pour sauver les animaux domestiques, et l'implantation rurale de vétérinaires.

Contenu
campagne de lutte contre l'abandon des animaux domestiques

© Shutterstock - Monika Chodak

Texte

Depuis 2015, le Code civil attribue aux animaux la qualité d’être sensible, un statut juridique protecteur interdisant de facto les mauvais traitements envers les animaux domestiques et les animaux sauvages.
Promesse de campagne du candidat Laurent Wauquiez, lors des dernières élections régionales, la Région Auvergne-Rhône-Alpes entend s’engager globalement pour le bien-être animal.

Lutter contre les abandons 

Ainsi, l’engagement régional en faveur du bien-être animal reposera d’abord sur la lutte contre les abandons. Chaque année en France, près 100 000 animaux domestiques sont abandonnés. Un chiffre qui augmente année après année. Face à ce phénomène dramatique, les réseaux de refuge d’accueil sont souvent dépassés et ont besoin de soutien pour améliorer les conditions et capacités d’accueil des animaux abandonnés.
La Région accompagnera donc les refuges et les associations qui luttent contre les abandons : soutien aux projets de construction et réhabilitation de refuges, accompagnement des projets de centres de soin pour animaux abandonnés, accompagnement des structures qui œuvrent à la protection des animaux, etc.

Favoriser les implantations de vétérinaires en zone rurale

Au-delà de la désertification médicale, de nombreuses zones rurales voient leur nombre de vétérinaires diminuer année après année : entre 1999 et 2010, 15 % des structures vétérinaires ont disparu à la campagne. Dans notre région, près de 2 350 élevages sont situés à plus de 30 km d’un vétérinaire sanitaire. Ces données sont inquiétantes à bien des égards : prévention des maladies animales, suivi sanitaire, développement économique des filières animales, maintien des activités agricoles et attractivité des territoires.
Les départements ruraux sont, bien entendu, les plus touchés par ce phénomène, mais également les plus impactés. La désertification vétérinaire entraîne des effets catastrophiques sur les activités agricoles, les éleveurs et les animaux.

L’an passé, la Région, en lien avec les services de l’État, les syndicats vétérinaires, la Chambre Régionale d’Agriculture et les établissements d’enseignement supérieur, a mené une étude sur ce sujet central. Celle-ci a d’abord permis de cartographier le phénomène, tout en cherchant à y apporter des solutions :

  • Soutenir les vétérinaires qui s’installent en zone rurale : une aide financière sera mise en place à destination des entreprises vétérinaires situées en zones rurales déficitaires. Elle permettra d’accompagner leurs investissements (rénovation des locaux, acquisition de matériel, construction, etc.). Cet accompagnement sera même bonifié pour aider un vétérinaire qui s’installe en zone rurale déficitaire. Par ailleurs, la Région soutiendra aussi les communes rurales qui financent des projets d’implantation de cabinets vétérinaires sur leur territoire.
  • Inciter les étudiants vétérinaires à s’installer en zone rurale : la Région participera au financement d’actions incitant les élèves vétérinaires à effectuer leurs stages en zone rurale. Par ailleurs, les communes rurales, qui porteront des projets pour favoriser l’accueil des stagiaires vétérinaires sur leur territoire, seront aussi soutenues par la Région.
  • Étudier les évolutions de la profession : à l’occasion de la mise en œuvre des prochains Plans filières, qui seront présentés au vote à la fin de l’année, la Région entend repenser et approfondir le lien entre les métiers de vétérinaires et d’éleveurs.

Au total, ce plan a vocation à permettre et favoriser l’installation de 50 nouveaux vétérinaires dans les territoires ruraux de notre région d’ici 5 ans. Ce chiffre permettra de répondre aux besoins de nos territoires et de nos éleveurs. Un travail de suivi sera mis en place en lien avec la profession, les services de l’État et les acteurs locaux.
 

Des solutions existent

Vous ne pouvez pas emmener votre animal en vacances avec vous ? Pension, garde à domicile, entraide entre particuliers… des solutions existent.
La Société Protectrice des Animaux (SPA) en recense quelques-unes 
 

Infographie Bien-être animal

60 000 abandons chaque été

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  • La moitié des Français déclare posséder des animaux de compagnie. Près de 20 % de ceux qui n’en ont pas, pensent en acquérir à l’avenir. 
  • Le chat et le chien arrivent en tête des animaux préférés des Français devant le cheval. Ils sont également les animaux de compagnie les plus présents dans les foyers.
  • L'Hexagone est le 2e pays d'Europe avec la plus large population féline.
  • Malgré cet attachement et la protection apportée par la loi, tous les ans, près de 100.000 animaux de compagnie sont abandonnés dont 60 000 sur la seule période estivale. 
  • 11 animaux domestiques sont abandonnés chaque heure en France. 
  • Depuis la crise sanitaire de la Covid-19, on observe une hausse de 16 % des abandons des animaux.