Environnement et énergie

La préservation de l’environnement est l’affaire de toutes et tous : c’est aussi une compétence partagée par la majorité des acteurs institutionnels, collectivités territoriales comprises. À l’échelle régionale, les enjeux et missions liés à cette thématique sont plus précisément axés sur la préservation et la valorisation de la biodiversité, le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique des territoires, la gestion des déchets et l’économie circulaire.

« Dans une région de montagne et de moyenne montagne telle que la nôtre, qui bénéficie d’un patrimoine naturel hors du commun, mieux prendre en compte les enjeux environnementaux est une nécessité, une évidence. »

Éric Fournier, vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes délégué à l’environnement, au développement durable, à l’énergie et aux parcs naturels régionaux.

>> Des outils et partenaires pour agir avec efficacité

En matière d’actions programmées en faveur de la biodiversité, les contrats « vert et bleu » constituent des outils incontournables établis en concertation avec tous les acteurs du territoire. Six nouveaux contrats sont en phase d’élaboration depuis 2016, parmi lesquels deux ont d’ores et déjà été approuvés par la Région : Loire-Forez (42) et Arve-Porte des Alpes (74).

La préservation et la restauration des continuités écologiques dans les vallées alpines est au cœur de ce contrat vert et bleu de Haute-Savoie, dans un contexte de fortes contraintes dues à l’urbanisation, aux routes et aux voies ferrées. Par ailleurs, un partenariat a été défini à l’échelle de la grande région avec les représentants du monde de la chasse, considérant qu’ils sont « des acteurs majeurs de la ruralité » et que « leur connaissance fine des territoires leur permet de jouer un rôle important dans la gestion des espaces ouverts ».

>> Énergie et déchets : des leviers d’amélioration et de performance

La Région soutient une vingtaine de plateformes locales de rénovation énergétique, pouvant générer un minimum de 10 000 chantiers par an. Cela représente un marché annuel d’environ 100 millions d’€ s’offrant aux professionnels du bâtiment, pour une dépense de 1,5 million d’€ de la collectivité régionale. Voilà un exemple de l’effet de levier et de cercle vertueux : encourager la rénovation énergétique du bâtiment, c’est « réduire les consommations d’énergie, et donc les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi dans le même temps stimuler le secteur du bâtiment ».

Le secteur des énergies renouvelables est, de son côté particulièrement porteur de développement des territoires. La Région a notamment mis l’accent sur le soutien aux projets de méthanisation, qui permettent de valoriser des sous-produits agricoles en produisant de l’énergie. Dans une démarche similaire, Auvergne-Rhône-Alpes est aussi un territoire pilote d’un programme national de synergies interentreprises, en partenariat avec le réseau des CCI, dont l’enjeu est d’identifier puis de réintroduire dans le circuit économique des ressources sous-utilisées ou sous-évaluées (énergie, déchets, eau, logistique), en créant des « passerelles » et synergies entre différentes entreprises.

>> Encourager l’évolution des pratiques

Tout comme pour les champs de la biodiversité, des déchets et de l’énergie, la Région œuvre, au niveau des risques industriels, en encourageant l’évolution des pratiques des acteurs locaux vers une meilleure prise en compte de l’environnement. Des mesures de réduction des risques ou de renforcement du bâti sont ainsi soutenues de manière à assurer la sécurité des riverains. Autre exemple : le remplacement d’appareils au bois obsolètes par des systèmes beaucoup plus performants devrait permettre, dans la vallée de l’Arve, de « réduire significativement les émissions de polluants atmosphériques » (2 000 unités installées, fin 2016, avec l’aide régionale).

À son échelle et avec une nécessaire transversalité, la Région poursuit donc l’objectif de favoriser « l’émergence de nombreux projets locaux présentant la particularité de viser la réduction de l’empreinte écologique en mettant en œuvre des démarches expérimentales, potentiellement reproductibles, et associant le grand public ».