En 2026, la Région franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la santé en devenant « région ambassadrice du don d’organes », un label créé par le collectif d’associations GREFFES +.
Au 1er janvier 2026, en France, 23 294 patients sont en attente d’une greffe. Chaque jour, entre deux et trois personnes décèdent faute d’avoir reçu à temps l’organe dont elles avaient besoin. Si le don d’organes permet de sauver des milliers de vies par an, il reste encore freiné par un manque d’information et de dialogue. Pourtant, d’après les sondages, si 80 % des Français se déclarent favorables au don d’organes, seulement 1 sur 2 l’a évoqué à son entourage. Au moment du décès, les équipes médicales interrogent systématiquement la famille pour connaître la position du défunt. Lorsque celle-ci n’est pas connue, les proches dans le doute et aussi dans l’émotion, préfèrent émettre une opposition et le don ne peut avoir lieu. Cette absence de positionnement de son vivant émane aussi du fait que ce sujet reste vague et très peu savent dans quelles conditions il est possible de donner ses organes. En devenant région ambassadrice du don d’organes, Auvergne-Rhône-Alpes entend sensibiliser les habitants à un sujet qui nous concerne tous. Nous avons 4 fois plus de risques d’avoir besoin d’une greffe au cours de notre vie que d’être nous-mêmes donneur.
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nouvelles personnes inscrites chaque année sur liste d’attente
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greffes réalisées en 2025 grâce à 1 590 personnes ayant fait don de leurs organes -
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Français vivent grâce à un organe greffé -
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seul donneur peut permettre de sauver jusqu’à 7 vies
*sources : Agence de la biomédecine 2026 / Collectif d’associations Greffes +
Qui peut être donneur et dans quelles conditions ?
Tout le monde, sans limite d’âge, malade ou en bonne santé est susceptible d’être donneur. Les prélèvements peuvent concerner le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas, les intestins. Ils concernent aussi certains tissus : les cornées, l’épiderme, les artères et les veines, les valves cardiaques, les os et les ligaments. Ces greffes permettent de traiter des troubles visuels graves, des brûlures importantes ou certains tissus endommagés par des maladies. À noter que le prélèvement des yeux n’existe pas, on prélève seulement la cornée qui est une fine membrane. Les médecins et l’agence de la biomédecine évaluent au cas par cas les organes au moment du décès pour s’assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.
Pour que le don soit possible, il faut que le patient soit en état de mort cérébrale. Or, cette dernière ne représentant que 1 % des décès.
La loi stipule par ailleurs que le don d’organes et de tissus repose aussi sur les principes de gratuité et d’anonymat.
Déconstruire les idées reçues pour lever les freins
L’absence de communication sur le sujet avec les proches constitue un frein au don d’organes. Il en est de même du manque d’informations dont chacun dispose de son vivant.
Je dois en parler même si nous sommes « tous donneurs » selon la loi.
Si la personne n’est pas inscrite sur le registre des refus, le corps médical a pour obligation de se rapprocher des proches du défunt afin de savoir si ce dernier était opposé au don de ses organes, ceci même si la loi stipule que nous sommes « tous donneurs ». D’où l’importance d’en parler avec ses proches.
La mort cérébrale correspond au décès et ne doit pas être confondue avec le coma.
Méconnue, la mort cérébrale signifie que le cerveau a cessé de fonctionner. La personne est donc bel et bien décédée. Les organes sont maintenus artificiellement et s’éteignent en moyenne dans les 48 heures qui suivent. C’est pendant ce court laps de temps que les organes peuvent être prélevés.
Pour pouvoir donner ses organes, le patient doit être en état de mort cérébrale Son décès est reconnu médicalement de façon objective et encadrée juridiquement. Le prélèvement des organes n’a lieu qu’après confirmation du diagnostic selon des procédures très strictes.
Le prélèvement d’organes est une opération effectuée avec le plus grand soin.
L’opération est pratiquée avec le même soin qu’une opération menée sur un patient en vie. Les équipes médicales ont l’obligation de restaurer l’aspect du corps pour le rendre présentable à la famille. Aucune trace de l'intervention n'est apparente. Le corps est habillé avec ses effets personnels et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques qu'elle souhaite.
Un acte simple et essentiel : en parler
Ressenti comme délicat à aborder ou ne venant pas naturellement à l’esprit, s’il n’y a pas eu de sensibilisation par ailleurs, le don d’organes demeure pourtant un sujet important à aborder avec ses proches. Prendre quelques minutes pour se renseigner et pour partager sa position permet de lever les doutes de l’entourage à un moment déjà chargé d’émotions, et de faire respecter son choix, quel qu’il soit.