Lyon : le nouveau lycée Docteur Charles Mérieux ouvre ses portes

Douze classes d'élèves de Seconde et de Première vont inaugurer le bâtiment du nouveau lycée Charles Mérieux, aménagé à Lyon par la Région pour répondre à la croissance démographique du quartier de Gerland.

Le nom du nouveau lycée de Gerland a été dévoilé jeudi 3 juin : ce sera le lycée Docteur Charles Mérieux. Cet établissement, premier lycée construit à Lyon depuis 1992, à la pointe dans le domaine du numérique, ouvre ses portes à 400 élèves en cette rentrée scolaire.

Il a pour principal objectif de répondre à la forte pression démographique constatée dans la Métropole lyonnaise. Le 7e arrondissement, à proximité de la Confluence, compte environ 2 000 habitants supplémentaires chaque année, dont 400 jeunes de 15 à 19 ans qu’il faudra scolariser à l’horizon 2025.
À terme, entre 780 à 820 lycéens sont attendus soit 7 classes de 35 élèves par niveau, plus une 8e classe de terminale STI2D et une ULIS (Unité locale d’insertion scolaire) de 12 élèves.

« Pour cet établissement, nous avons voulu développer une approche innovante en matière de recherche et de numérique. C’est un modèle de ce que nous voulons pour nos lycées » a déclaré Laurent Wauquiez, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes, lors d’une visite de rentrée effectuée ce lundi 30 août, en présence de la nouvelle vice-présidente aux lycées et à l’éducation, Florence Dubessy.

Un lycée à la pointe, ouvert aux entreprises et aux chercheurs

Conçu pour être un modèle de performance environnementale (avec 40 % de la consommation garantie en électricité provenant d’une source d’énergie renouvelable), cet établissement sera également à la pointe dans le domaine du numérique. Le lycée aura par ailleurs vocation à être un espace dédié à la rencontre des entreprises et des chercheurs.

Le projet comporte une organisation atypique, avec des espaces innovants pour les élèves et les enseignants : une conception architecturale évolutive et flexible, des espaces ouverts pour la recherche et la collaboration « école-entreprise », avec notamment des espaces de créativité, des espaces projets, et une salle de visioconférence avec le principe d’un accès simple et permanent aux réseaux.

Un projet intégrant 3 FabLabs

Trois FabLabs sont également intégrés au projet : l’un est dédié aux Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable, et deux autres aux enseignements scientifiques.

Sur ce chantier de plus de 65 millions d’euros au total (achat du bâtiment et travaux), qui a été mené à 85 % par des entreprises de la région, environ 500 emplois ont été mobilisés.

Le père de la fondation Mérieux à l’honneur

Le nom du lycée rend hommage au Docteur Charles Mérieux. Né à Lyon en 1907 et mort en 2001, fils du microbiologiste Marcel Mérieux, il créé l’Institut Mérieux en 1997. Scientifique, docteur en médecine, Charles Mérieux a consacré sa vie au développement de la fabrication industrielle de vaccins, avec pour rêve de « vacciner tous les enfants du monde ».
Il est aussi à l’origine de la fondation Mérieux en 1967 pour lutter contre les maladies infectieuses dans les pays en développement, particulièrement au Brésil, mais aussi à l’initiative du laboratoire P4 ultra-sécurisé de Lyon, mis en service en octobre 2000 et abritant des agents pathogènes de classe 4. Il est le père d’Alain Mérieux, présent à la visite de chantier du lycée le 3 juin 2021.

Aller plus loin

Une rentrée sous le signe de la protection sanitaire
Face à une pandémie de Covid-19 qui reste très présente, la Région a bâti un protocole sanitaire pour protéger au mieux nos lycéens et leurs familles.
Elle a débloqué une enveloppe de 5 millions d’euros pour équiper les lycées de purificateurs d’air. Elle en finance également pour les
communes désirant en installant dans leurs écoles. En tout, 3 000 purificateurs d’air par filtration ont été livrés et installés : 1 819 dans 230 lycées publics et privés et 1 566 dans 412 communes. Pour cette rentrée, l’objectif est d’atteindre le nombre de 2 000 purificateurs d’air installés dans nos lycées.
La Région veut également mettre en place des capteurs de CO2 afin de permettre aux enseignants d’agir en cas de dépassement des valeurs limites. Une première expérience a été menée au printemps dernier sur 15 lycées équipés chacun de 5 capteurs. Par-là, la Région entend se positionner durablement pour améliorer la qualité de l’air dans les établissements scolaires afin de toujours mieux protéger nos élèves. La Région entend désormais déployer 3 000 capteurs au sein des établissements scolaires pour un montant d’1,6 million d’euros.

Charles Pietri

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