Un bel ouvrage pour les étoffes d’Auvergne

L’Inventaire du patrimoine culturel d’Auvergne-Rhône-Alpes publie, aux éditions Lieux Dits, un ouvrage intitulé « Étoffes d’Auvergne, histoires de soieries sacrées ». Il permet de découvrir un patrimoine important que ne soupçonne pas toujours le grand public.

Au mois d’avril 2021, la sortie de l’ouvrage « Étoffes d’Auvergne, histoires de soieries sacrées » vient réparer une petite injustice. Grâce à la plume de Maryse Durin-Tercelin (texte) et à l’œil de Christian Parisey (photos), tout un pan mal connu du patrimoine auvergnat est enfin sous les feux des projecteurs. Ce livre de 224 pages, agrémenté de près de 300 photographies, est publié aux éditions Lieux Dits (en vente au prix de 32 euros).

Des vestiges d’art décoratif témoins de notre histoire

À la croisée des chemins de Chine, d’Ouzbékistan et d’Italie, de Touraine et du Lyonnais, de fragiles soieries sont conservées dans les sacristies d’Auvergne. Humbles pièces textiles ou vêtements liturgiques richement brodés et tissés, ces soieries ont participé tant aux témoignages de dévotion populaire qu’aux plus prestigieux rites et cérémonies, de la plus petite église rurale à la cathédrale.

Les tissus façonnés de vêtements liturgiques, ornements sacrés, conçus spécifiquement pour les besoins du culte à partir de la fin du XVIIIe siècle, étaient avant cela des tissus de robe ou d’ameublement ornés d’une iconographie profane. Tous ces précieux vestiges d’art décoratif maintenant délaissés transforment aujourd’hui la plus petite église en conservatoire d’un patrimoine méconnu, à l’abri des regards.

L’Inventaire du patrimoine culturel d’Auvergne-Rhône-Alpes a sillonné près de 300 communes des départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme pour étudier et porter à connaissance des échantillons de ces textiles oubliés, inscrits dans l’histoire culturelle mais aussi la mémoire collective du territoire.

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