La Convention TER dévoilée

La Convention TER dévoilée

© Andréa Aubert

Après deux ans de négociations, la Région et la Sncf ont dévoilé l’accord pour la convention d’exploitation des Ter en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fera l’objet d’un débat en assemblée plénière le 29 novembre. Objectif : 90 % de trains à l’heure.

175 000 voyageurs voyagent chaque jour à bord du TER en Auvergne-Rhône-Alpes, grâce à la circulation de 1500 trains et 600 cars. La Région est ainsi l’autorité organisatrice du plus grand réseau de transport TER (hors Ile-de-France) dont elle finance le fonctionnement, à hauteur de 543 millions d’euros chaque année. La vente des billets et abonnements ne représentant qu’un tiers de ce coût.

Problème, la région est aussi l’une des plus frappée par le manque de ponctualité de ces trains, certaines lignes étant particulièrement affectées : 1 ter /5 en retard sur la ligne Lyon-Grenoble-Chambéry ou sur Lyon/Saint-Etienne. L’année 2016 avait été particulièrement insatisfaisante avec jusqu'à 73 trains supprimés par pénurie de conducteurs, et 35 sur d’autres motifs techniques sur une journée.

À l’occasion de l’établissement d’une nouvelle convention, la Région a négocié pour « une convention 100% tournée vers l’usager visant une augmentation de la qualité et de la régularité des trains. L’objectif est de diminuer le nombre de retards de 40 % pour atteindre 90 % de trains à l’heure d’ici 2020 » a expliqué Laurent Wauquiez. Elle inclut des obligations de résultats qui se traduiront par des pénalités financières en cas de problème.
Patrick Mignola, l’ancien vice-président aux transports, a rappelé que l’enjeu de cette convention concerne plus globalement le report modal des voyageurs à l’heure du plan climat et donc, de la bonne coordination avec les autres transports urbains pour fluidifier au maximum les déplacements. Martine Guibert, la nouvelle vice-présidente aux transports, a pour sa part annoncé de nouvelles modalités de concertation avec les usagers à venir cette année.