La Biennale d'art contemporain ouvre ses portes

La Biennale d'art contemporain ouvre ses portes

"Ricochets, les galets que nous sommes finiront par couler" ,Installations de Julien Creuzet © Michel Pérès
"Synclastic/Anticlastic" de Hector Zamora © Michel Pérès
Oeuvres de la Biennale 2017 © Michel Pérès
L’installation de Susanna Fritscher "Flügel, Klingen" , ailes, lames,, composée d’hélices, provoque différentes tonalités de sons grâce au mouvement et à la vitesse de l’air. © Michel Pérès
Aperçu des fresques "Forever Immigrant" de Marco Godinho © Michel Pérès
Sonic Fountain de l'artiste californien Doug Aitken © Michel Pérès
Oeuvres de la Biennale 2017 © Michel Pérès
« Faire disparaître le corps humain nous oblige à nous concentrer sur autre chose : les matières, les lumières, les mouvements, l’espace », confie le metteur en scènePhilippe Quesne © Michel Pérès
Oeuvre éphèmère et musicale imaginée par Ari Benjamin Meyers © Michel Pérès
Oeuvres de la Biennale 2017 © Michel Pérès
"Cloud Canyons", machine à bulle, installation moussante del'artiste américain, d'origine philippines David Medalla © Michel Pérès
Emma Lavigne commissaire de l'exposition des Mondes flottants © Michel Pérès
Mâchefer 2017 oeuvre de Lara Almarcegui réalisée à partir des travaux de la Halle Girard dans le quartier Confluence © Michel Pérès
Sous le Dôme de Richard Buckminster Fuller, l'installatioon musicale de Céleste Boursier-Mougenot, place Antonin Poncet à Lyon jusqu'au 5 novembre. © Michel Pérès
"Wide white flow", une oeuvre voile flottant en tissu de soie signée Haans Haacke. © Michel Pérès
"Welcome to Caveland", une caverne respirante de Philippe Quesne © Michel Pérès

La Biennale d'art contemporain ouvre ses portes

75 artistes venus du monde entier, 200 évènements dans plus de 150 lieux, partout en Auvergne-Rhône-Alpes au programme de cette 14e édition. Une invitation au voyage au pays des artistes contemporains conçue sous la houlette d'Emma Lavigne et de Thierry Raspail.

La quatorzième Biennale d'art contemporain de Lyon s'ouvre mercredi 20 septembre sur les mondes flottants imaginés par Emma Lavigne, la commissaire invitée de l’évènement, par ailleurs directrice du Centre Pompidou-Metz et Thierry Raspail, le directeur artistique.

Scène majeure de l’art contemporain en Europe, la Biennale de Lyon affiche un beau panorama de la création artistique actuelle et tente d’établir des correspondances entre les artistes. À la Sucrière, l’un des deux lieux emblématiques de l’évènement, les visiteurs sont invités à la promenade et plongent littéralement dans des œuvres qui dialoguent entre elles.

De la star californiennne Douig Aitken, révélé à la Biennale de Venise de 1999, qui présente une fontaine sonore hyptonisante « Sonic fountain », véritable source souterraine à l’eau teintée couleur fonte glacière dont le goutte à goutte est amplifié par des micros sub-aquatiques, en passant par le sous-marin  de Damian Ortega, suspendu au plafond d’où s’écoule des grains de sel, épuisant le thème de l’éternelle fuite du temps,  jusqu’au vertige du souffle de la caverne, abri post-apocalyptique, proposé par Philippe Quesne offrant aux visiteurs un espace temporaire baigné encore une fois par des sons menaçants.

« Dans ce voyage, on trouve aussi des œuvres déclencheurs » dixit Emma Lavigne, les icônes du XXe siècle que sont Laurie Anderson, Alexandre Calder ou Lucio Fontana. Place Antonin Poncet, en plein cœur de Lyon, le dôme géodésique de Richard Buckminster Fuller, exposé pour la première fois depuis 1967, abrite l’œuvre de Céleste Boursier-Mougenot une piscine bleutée et tintinnabulante avec sa foultitude de bols en porcelaine qui s’entrechoquent avec délicatesse.

La Biennale, c’est aussi « Rendez-vous 17 » à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, une exposition dédiée à jeune création contemporaine avec dix artistes français et dix artistes présentés par dix Biennales internationales dont celle de La Havane, de Shanghai et qui ont la chance de voyager à travers toute la planète. Quant au couvent dominicain de la Tourette, construit par Le Corbusier en 1959, il ouvre cette année ses portes au Coréen Lee Ufan.

"Hollow/Stuffed: market law" de Damian Ortega s’inspire du poème en cinq parties de T. S. Eliot, The Hollow Men (1925),

© Michel Pérès

Retrouvez l'entretien vidéo avec Emma Lavigne, commissaire d'exposition

Infos pratiques

 Expositions jusqu’au 7 janvier 2018

(Attention certaines œuvres ne sont pas exposées pendant toute la durée de la Biennale)

>> Ouverture du mardi au vendredi de 11h à 18h, le week-end de 13h à 19h, Fermé lundi & mardi

>> Nombreuses réductions sur les tarifs d'entrée, notamment pour les jeunes

Programme sur Biennale de Lyon.com