En Haute-Loire : Céline Juban et Pauline Petit

© Laurence Barruel

Céline Juban,

chargée du recrutement au sein de l’entreprise Maroquinerie du Puy (à Chaspuzac) :

« Au départ, nous n’avons pas de profil type : nous recrutons toute personne ayant envie de devenir artisan maroquinier. Nous organisons des journées de recrutement régulièrement au sein de l’entreprise, à Chaspuzac : dans la même journée, nous présentons la Maroquinerie du Puy, expliquons le métier, nous faisons passer des tests manuels, faits pour des personnes novices, des tests psychotechniques et un entretien de motivation. À l’issue de ces journées, les personnes sélectionnées entrent en formation par groupes d’une quinzaine de personnes, au maximum.

La formation est interne et propre à l’entreprise. Pendant 400 heures, les personnes sont stagiaires de la formation professionnelle et apprennent toutes les bases. Si tout se passe bien, nous leur proposons ensuite un contrat professionnel de 12 mois, ce qui nous permet de les embaucher en tant que salariées de la maroquinerie, puis un CDI. Recruter les personnes que nous avons formées est vraiment notre objectif. L’entreprise compte environ 250 salariés, et nous avons une cinquantaine de personnes en formation chaque année. Notre métier étant long à apprendre, cela nécessite du temps. »

Pauline Petit,

embauchée en CDI à la Maroquinerie du Puy depuis le 1er octobre 2021 :

« Je n’étais pas du tout dans la maroquinerie à la base : j’ai une formation d’esthéticienne, et j’ai travaillé ensuite en tant qu’assistante maternelle. Je gardais des enfants à domicile. Après un congé parental, j’ai voulu me réorienter pour trouver un autre emploi. J’avais déjà entendu parler de la maroquinerie, et je suis tombée sur une annonce de Pôle emploi. J’ai postulé, et j’ai passé la journée de test, il y a un peu plus d’un an.

Je suis ensuite entrée en formation, le 1er octobre 2020. J’’ai suivi la formation sur environ 5 mois avant d’être en contrat professionnel pour une période de 6 mois, le temps d’arriver aux objectifs de production que l’on nous demande avant d’être embauché. Je suis très contente d’avoir trouvé ce travail, cela me plaît beaucoup. Pour l’instant, je n’ai pas prévu de changer de voie : c’est exactement ce que je souhaitais, et je suis contente que cela ait pu se concrétiser en un an seulement. »

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