Une géographie

Lac de montagne en Savoie

La première région européenne de montagne

Auvergne Rhône-Alpes est devenue l’une des toutes premières régions en Europe, plus peuplée que 13 des 28 pays de l’Union européenne.
Couvrant près de 70 000 km², soit 13 % du territoire métropolitain, elle s'étend du Massif central à l'ouest, jusqu'aux Alpes à l'est. Sa superficie est équivalente à celle de l’Irlande.

Avec 80 % de son territoire situé en montagne, Auvergne-Rhône-Alpes est la plus grande région de montagne d’Europe.

Le Massif central s’étend sur la moitié ouest de la région jusqu’aux vallées de la Saône et du Rhône. Il se caractérise par la succession de plateaux et de massifs montagneux d’altitude moyenne variant de 500 à 1 900 mètres dans le massif des Monts Dore (1 886 mètres) et celui des Monts du Cantal (1 855 mètres). Ce relief volcanique, avec des vallées escarpées en étoile autour des principaux massifs entraîne un réel enclavement. Ouvert au nord, il forme en revanche une barrière naturelle au sud limitant les échanges.

La partie centrale du territoire régional est marquée par des massifs montagneux de faible altitude avec les Monts du Lyonnais, les Monts de la Madeleine, les Monts du Forez ou le Jura.

À l’est, la région s’étend sur les Alpes, avec ses hautes montagnes dominant de profondes vallées accessibles qui permettent la circulation, notamment vers l’est. Le Mont-Blanc, culmine à près de 4 809 m. d’altitude, toit de l’Europe occidentale.

La vallée Saône-Rhône constitue un large espace traversant la région. Elle est le point de convergence de différents axes de circulation. Entre les massifs montagneux, des espaces de plaine se dessinent également au nord (Dombes, la plaine du Forez, etc.). Dans un entonnoir ouvert au nord du Massif central, se situent les plaines de la Limagne et du Bourbonnais.

Une région château d'eau

© Joel Damase Lac Sancy en Auvergne

Des cours d’eau majeurs drainent le territoire.
À l’est, le Rhône et ses affluents, traversant la région du nord au sud, se déversent dans la Méditerranée.
À l’ouest, la Loire, plus long fleuve de France, et son principal affluent l’Allier, irriguent le territoire du sud vers le nord ouest, en direction de l’Atlantique.

De grands lacs sont présents essentiellement à l’est au pied du massif alpin (lac Léman, lac d’Annecy, etc.). Les massifs montagneux tels que la chaîne des Puys sont aussi parsemés de petits lacs.
Troisième plus grand lac naturel français, le lac d’Aiguebelette est la première réserve naturelle régionale d’eau douce. Son classement récent en réserve naturelle régionale, pour une durée de 10 ans, permettra de protéger 60 espèces menacées et une vingtaine de milieux naturels différents.

Le mont Blanc perd de sa hauteur

4 807, 4 811, 4 808, 4 810 mètres… mais quelle est-donc l’altitude du mont Blanc ?
Tous les deux ans depuis 2001, le toit de l’Europe occidentale passe sous la toise d’une équipe de géomètres experts. Piolet d’une main et outils de mesure de l’autre, ils réalisent des centaines de relevés sur l’arête sommitale pour évaluer le volume et l’épaisseur de la calotte glaciaire.
Le 9 septembre 2015, les spécialistes de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) ont donc tranché. Il mesure actuellement 4 808,73 m, soit presque 1m30 de moins qu’en 2013.

L’altitude du mont Blanc fluctue au gré des conditions météos qui influent sur l’épaisseur de la calotte glaciaire. Fortes précipitations et vents faibles, la neige s’accumule et le géant croît, à l’inverse, il se tasse. A cette altitude, les températures restent négatives toute l’année (-17°C en moyenne) et la neige n’y fond quasi pas. Malgré la canicule estivale, le volume de la calotte glaciaire a même augmenté entre mai et septembre.
En revanche, sous l’effet du réchauffement climatique, les glaciers du massif du Mont-Blanc ont perdu dans leur ensemble 10 mètres d’épaisseur en moyenne entre 2003 et 2012…
© Marc Chatelain Massif du Mont-Blanc

Le dynamisme démographique se confirme

© 123RF- Pavlo Vakhrushev Avec un taux de croissance de 0,8 % par an, la population régionale est dynamique. L’Insee estime à 7,940 millions le nombre d’habitants au 1er janvier 2016.

Au 1er janvier 2014, deuxième région française la plus peuplée, Auvergne-Rhône-Alpes abrite 7 820 966 habitants et concentre 12 % de la population française sur 13 % de la superficie hexagonale.

Elle se classe 10e région la plus peuplée d’Europe. Sa population est supérieure à certains pays comme la Bulgarie, le Danemark ou la Finlande. Elle se situe au niveau des grandes régions européennes telles que la Basse Saxe, ou la Catalogne.
Sa croissance démographique est dynamique +0,8 % par an entre 2007 et 2012 (contre + 0.5 % en France métropolitaine).

78 % de sa population réside en zone urbaine, dans les 5 plus grandes agglomérations : bassins lyonnais et stéphanois, agglomération grenobloise, genevois français, aire clermontoise.

L’aire urbaine de Lyon concentre à elle seule 29 % de la population régionale.Huit agglomérations situées sur 7 départements différents, comptent plus de 100 000 habitants. Une dizaine d’autres comptent entre 50 et 100 000 habitants qui contribuent à un maillage équilibré caractérisant la nouvelle région.
L’emprise des zones rurales et montagneuses très peu denses, qui couvrent un tiers du territoire, reste importante.

Une répartition démographique contrastée

À l’ouest, la majorité des bassins de vie perd des habitants, ce qui est également le cas pour quelques territoires de l'Ardèche, de la Drôme, de la Loire, de l'Ain, de la Haute-Savoie et de la Savoie. Pour ces territoires, l’attractivité est un enjeu majeur. À l’est et au centre de la Région, la majorité des territoires gagnent des habitants, ainsi que deux zones de l'ouest marquées par l’étalement urbain, sous l’influence de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, et de Saint-Étienne en Haute-Loire.

Au-delà de cette simple partition démographique, six profils de bassins de vie se dessinent.
Les bassins de vie des grandes agglomérations polarisent de vastes territoires urbanisés, jeunes et dynamiques, dont la croissance démographique est soutenue depuis plusieurs décennies.
À l’inverse, le sud de l’Ardèche et de la Drôme, ainsi qu’une partie de l’Allier sont confrontés à une plus forte précarité sociale.
Cette fragilité est également présente, quoique moins élevée, dans des bassins de vie plus industriels centrés sur des villes moyennes. Enfin, la nouvelle région abrite deux types de ruralité : aux territoires âgés et en déclin démographique du Massif central s’opposent les territoires plus favorisés de Savoie et de Haute-Savoie, portés par un tourisme saisonnier structurant et le dynamisme genevois.

Une région favorisée

Auvergne - Rhône-Alpes fait globalement partie des régions favorisées. Selon l'étude l'INSEE, c’est la 2e de France, après l’Ile-de-France, pour le revenu fiscal par unité de consommation.
Ses taux d’allocataires du RSA ou de bénéficiaires de la CMU, comme son taux de chômage, sont structurellement inférieurs à la moyenne française.
La part des personnes à bas salaire (20%) est cependant légèrement supérieure à la part nationale (19,6%), en raison essentiellement de l’ampleur de l’emploi saisonnier dans les stations touristiques de montagne.

Répartition des habitants de la région (chiffres INSEE 2014)

  • Métropoles

 Métropole de Lyon : 1,35 million d'habitants
Grenoble-Alpes-Métropole : 444 000 habitants

  • Communautés d'agglomération de plus de 100 000 hab.

Saint-Étienne Métropole : 402 000 habitants
Clermont Auvergne Métropole : 290 000
Valence-Romans Sud Rhône-Alpes : 213 000
Grand Annecy  : 203 000
Chambéry Métropole : 127 000
Porte de l'Isère (CAPI) : 103 000
Roannais agglomération : 101 000

  • Villes de plus de 40 000 hab.

Lyon : 507 000 habitants
Saint-Étienne : 171 000
Grenoble : 161 000
Villeurbanne : 149 000
Clermont-Ferrand : 142 000
Annecy : 128 000
Valence : 63 000
Vénissieux : 63 000
Chambéry : 60 000
Vaulx-en-Velin : 46 000
Saint-Priest : 45 000
Caluire-et-Cuire : 43 000
Bourg-en-Bresse : 41 000

  • 4 181 communes,12 départements et une métropole

Ain
Allier
Ardèche
Cantal
Drôme
Haute-Loire
Haute-Savoie
Isère
Loire
Puy-de-Dôme
Rhône
Savoie